L'édition 2013 du Disquaire Day aura lieu le samedi 20 avril...
Nous vous avions présenté l'an passé cet événement qui se tiendra en 2013 pour la troisième fois en France.
Des vinyles seront proposés en exclusivité à cette occasion. 2 Many DJ's, Booka Shade, Chapelier Fou, David Guetta, DJ Food, IAm, Les Rythmes Digitales, Lescop, Miss Kittin, Sigur Ros, The Roots, Wax Tailor font partie des artistes qui proposeront des rééditions de leurs morceaux sous des formats originaux ou des titres inédits.
Des concerts sont également prévus chez les disquaires pour animer la journée. La soirée de clôture se déroulera à la Gaîté Lyrique à Paris avec Wax Tailor, Rubin Steiner, Girls In Hawaii et d'autres groupes.
La liste des disquaires participants est par ici...
13 avr. 2013
18 mars 2013
Conférences du Mixmove : DJ organisez-vous !
Deux conférences à destination des DJ se déroulaient le 17 mars 2013 au Mixmove. Retour sur quelques conseils et points de vue...
Entre la bataille de sound system des différents stands et un œil sur la finale de la Coupe de France DMC de DJing (remportée par le rennais DJ Adjectif), il était possible d’assister à deux conférences, casque sur la tête pour entendre les intervenants, intitulées « Comment gagner sa vie en tant que DJ ou producteur ? » et « La charte du DJ : un projet mobilisateur ! ».
Lors de la première, très suivie, Jean-Marie Koné, DJ-producteur et représentant de l’association Technopol, a conseillé aux aspirants DJ de multiplier les activités pour espérer vivre de ce métier. « Etre salarié dans un club ne permet pas de vivre, les cachets de DJ seuls non plus et la vente de morceaux ne rémunèrent pas », affirme-t-il. Il recommande donc d’être indépendant, de faire des lives – source plus conséquente de revenu – et tout de même de produire pour se faire connaître des labels indépendants, les majors ne faisant plus ce travail de découverte d’artistes.
« C’est possible d’être DJ, mais il faut le faire vraiment sérieusement, c’est du 7 jours sur 7 et pas seulement du travail le week-end, considère Jean-Marie Koné. Le chemin est long, mais il est possible de prendre sa place. Pour cela, il faut bosser, bosser, bosser, bosser, bosser. » Le message est clair.
La seconde conférence, lors de laquelle il était question du statut des DJ défendu par la charte élaborée par Technopol (et dont nous avons déjà parlé) a moins attiré le public. Une discussion plus théorique que pratique, mais tout aussi intéressante sur la qualité d’œuvre d’un mix (qui rejoint plus concrètement ce qu’évoque Jean-Yves Leloup dans son dernier livre, Digital Magma).
« Si les DJ font un travail d’appropriation de la musique, le mix est une œuvre, remarque Christophe Vix-Gras de Technopol, dire ça est un pavé dans la marre du code de la propriété littéraire et artistique. » Un point de vue confirmé par Jean-Paul Bazin, président de la Spedidam : « Tout le monde est d’accord pour dire qu’un morceau est une œuvre pour un DJ qui se l’approprie… le problème est qu’il faudrait l’accord des ayants droit pour sa transformation et ceux-ci devraient recevoir des droits, ce qui pose un problème de traçabilité. »
« Il n’y a plus aucun problème pour qu’un DJ soit reconnu comme musicien, comme DJ, c’est beaucoup plus compliqué », ajoute Jean-Paul Bazin. Toute la question est de savoir quel est concrètement le travail du DJ. « La maîtrise d’un art n’en fait pas forcément un artiste, observe Pascal Chevereau, secrétaire national du Syndicat des musiques actuelles. Les techniciens sons et lumières, par exemple, sont juridiquement considérés comme des techniciens. Il ne faut pas mélanger le travail d’auteur et l’interprétation sur scène. »
Et puis les préoccupations des deux conférences se recoupent quand Jean-Paul Bazin conseille aux DJ de s’inscrire dans les sociétés de droit d’auteur « pour être reconnu » et toucher des rétributions. « Ce ne sont pas des grosses sommes, mais c’est toujours ça de pris et puis ça peut marcher pour certains. » Jean-Marie Koné avait prodigué un peu avant un avis similaire, relevant que les synchros avec des films ou des publicités pouvaient être une source complémentaire de revenus.
Le rêve d’être DJ demande donc de s’organiser !
Bonus :
- Réécouter les conférences « Comment gagner sa vie en tant que DJ ou producteur ? » et « La charte du DJ : un projet mobilisateur ! »
- La charte du DJ de Technopol.
- Le blog de Pascal Chevereau.
Entre la bataille de sound system des différents stands et un œil sur la finale de la Coupe de France DMC de DJing (remportée par le rennais DJ Adjectif), il était possible d’assister à deux conférences, casque sur la tête pour entendre les intervenants, intitulées « Comment gagner sa vie en tant que DJ ou producteur ? » et « La charte du DJ : un projet mobilisateur ! ».
Lors de la première, très suivie, Jean-Marie Koné, DJ-producteur et représentant de l’association Technopol, a conseillé aux aspirants DJ de multiplier les activités pour espérer vivre de ce métier. « Etre salarié dans un club ne permet pas de vivre, les cachets de DJ seuls non plus et la vente de morceaux ne rémunèrent pas », affirme-t-il. Il recommande donc d’être indépendant, de faire des lives – source plus conséquente de revenu – et tout de même de produire pour se faire connaître des labels indépendants, les majors ne faisant plus ce travail de découverte d’artistes.
« C’est possible d’être DJ, mais il faut le faire vraiment sérieusement, c’est du 7 jours sur 7 et pas seulement du travail le week-end, considère Jean-Marie Koné. Le chemin est long, mais il est possible de prendre sa place. Pour cela, il faut bosser, bosser, bosser, bosser, bosser. » Le message est clair.
La seconde conférence, lors de laquelle il était question du statut des DJ défendu par la charte élaborée par Technopol (et dont nous avons déjà parlé) a moins attiré le public. Une discussion plus théorique que pratique, mais tout aussi intéressante sur la qualité d’œuvre d’un mix (qui rejoint plus concrètement ce qu’évoque Jean-Yves Leloup dans son dernier livre, Digital Magma).
« Si les DJ font un travail d’appropriation de la musique, le mix est une œuvre, remarque Christophe Vix-Gras de Technopol, dire ça est un pavé dans la marre du code de la propriété littéraire et artistique. » Un point de vue confirmé par Jean-Paul Bazin, président de la Spedidam : « Tout le monde est d’accord pour dire qu’un morceau est une œuvre pour un DJ qui se l’approprie… le problème est qu’il faudrait l’accord des ayants droit pour sa transformation et ceux-ci devraient recevoir des droits, ce qui pose un problème de traçabilité. »
« Il n’y a plus aucun problème pour qu’un DJ soit reconnu comme musicien, comme DJ, c’est beaucoup plus compliqué », ajoute Jean-Paul Bazin. Toute la question est de savoir quel est concrètement le travail du DJ. « La maîtrise d’un art n’en fait pas forcément un artiste, observe Pascal Chevereau, secrétaire national du Syndicat des musiques actuelles. Les techniciens sons et lumières, par exemple, sont juridiquement considérés comme des techniciens. Il ne faut pas mélanger le travail d’auteur et l’interprétation sur scène. »
Et puis les préoccupations des deux conférences se recoupent quand Jean-Paul Bazin conseille aux DJ de s’inscrire dans les sociétés de droit d’auteur « pour être reconnu » et toucher des rétributions. « Ce ne sont pas des grosses sommes, mais c’est toujours ça de pris et puis ça peut marcher pour certains. » Jean-Marie Koné avait prodigué un peu avant un avis similaire, relevant que les synchros avec des films ou des publicités pouvaient être une source complémentaire de revenus.
Le rêve d’être DJ demande donc de s’organiser !
Bonus :
- Réécouter les conférences « Comment gagner sa vie en tant que DJ ou producteur ? » et « La charte du DJ : un projet mobilisateur ! »
- La charte du DJ de Technopol.
- Le blog de Pascal Chevereau.
10 mars 2013
Digital Magma, plaidoyer pour un DJ créateur
Le livre de Jean-Yves Leloup ressort le 14 mars 2013 dans une version augmentée, l'occasion de relire la partie intitulée "Mix" qui présente le DJ comme un créateur...
Après une première édition sortie en 2006 chez Scali et épuisée, Digital Magma ressort donc avec un texte actualisé chez Le Mot et le reste. Cet ouvrage sous titré "De l'utopie des rave parties à la génération MP3" apporte une réflexion sur le fond, les pratiques, les usages et les esthétiques de la musique principalement électronique.
La figure du DJ apparaît logiquement à de nombreuses reprises au fil des pages, et surtout dans le chapitre consacré au mix. "La pratique du mix, ou le talent du DJ à enchaîner et fusionner les oeuvres, est l’un des signes les plus emblématiques de notre culture actuelle", estime l'auteur qui place donc le DJ comme un créateur. Par ces enchaînements, ce dernier considère en effet que le DJ "cultive l'art du lien et de la transition" et que même un sélecteur élabore "une suite articulée, une architecture sonore logique, de titres d’origine stylistiques, géographiques ou historiques parfois différentes."
Dans tous les cas, "il s’agit toujours d’orchestrer les disques et les sons, parfaire les transitions ou accentuer les ruptures et, de manière plus générale, construire, grâce à la musique, la narration et l’environnement d’un espace-temps donné".
Le mix est selon Jean-Yves Leloup une méta-oeuvre, "entre création authentique et art de l'ornementation", faite à partir de différents titres que le DJ est chargé d'orchestrer. Une matière première qui peut-être remaniée, preuve encore de la créativité du DJ : "Libre à l’artiste des platines de n’en extraire qu’un fragment, qu’un refrain, de varier la vitesse et la durée de chaque titre comme bon lui semble."
Il apparaît donc que "chaque oeuvre possède une infinité de variantes et d’états transitoires, obéissant à l’inspiration ou aux tendances du moment". Avec les technologies numériques, chacun peut se livrer plus facilement à l'exercice du mix, à tout le moins à la création de playlists. Ces évolutions offrant "à tout un chacun de s’immerger dans cette esthétique moderne du flux".
Bonus :
- Consulter le blog Global Techno sur lequel vous pouvez retrouver les écrits de Jean-Yves Leloup.
- Consulter Les Basiques : la musique électronique, ouvrage hypermédia de Jean-Yves Leloup.
Après une première édition sortie en 2006 chez Scali et épuisée, Digital Magma ressort donc avec un texte actualisé chez Le Mot et le reste. Cet ouvrage sous titré "De l'utopie des rave parties à la génération MP3" apporte une réflexion sur le fond, les pratiques, les usages et les esthétiques de la musique principalement électronique.
La figure du DJ apparaît logiquement à de nombreuses reprises au fil des pages, et surtout dans le chapitre consacré au mix. "La pratique du mix, ou le talent du DJ à enchaîner et fusionner les oeuvres, est l’un des signes les plus emblématiques de notre culture actuelle", estime l'auteur qui place donc le DJ comme un créateur. Par ces enchaînements, ce dernier considère en effet que le DJ "cultive l'art du lien et de la transition" et que même un sélecteur élabore "une suite articulée, une architecture sonore logique, de titres d’origine stylistiques, géographiques ou historiques parfois différentes."
Dans tous les cas, "il s’agit toujours d’orchestrer les disques et les sons, parfaire les transitions ou accentuer les ruptures et, de manière plus générale, construire, grâce à la musique, la narration et l’environnement d’un espace-temps donné".
Le mix est selon Jean-Yves Leloup une méta-oeuvre, "entre création authentique et art de l'ornementation", faite à partir de différents titres que le DJ est chargé d'orchestrer. Une matière première qui peut-être remaniée, preuve encore de la créativité du DJ : "Libre à l’artiste des platines de n’en extraire qu’un fragment, qu’un refrain, de varier la vitesse et la durée de chaque titre comme bon lui semble."
Il apparaît donc que "chaque oeuvre possède une infinité de variantes et d’états transitoires, obéissant à l’inspiration ou aux tendances du moment". Avec les technologies numériques, chacun peut se livrer plus facilement à l'exercice du mix, à tout le moins à la création de playlists. Ces évolutions offrant "à tout un chacun de s’immerger dans cette esthétique moderne du flux".
Bonus :
- Consulter le blog Global Techno sur lequel vous pouvez retrouver les écrits de Jean-Yves Leloup.
- Consulter Les Basiques : la musique électronique, ouvrage hypermédia de Jean-Yves Leloup.
1 mars 2013
Des DJ pas si bien payés...
Mon goût prononcé pour les infographies étant désormais connu, je ne me retiens donc pas de publier celle du site TakeLessons intitulée "Music To Money" - mise en ligne fin février - et dont l'objectif est de présenter les salaires moyens des différentes professions dans le domaine de la musique.
Selon leurs chiffres, DJ n'est pas le métier qui rapporte le plus... S'il est vrai que quelques stars internationales se font encore de gros cachets (voir le classement Forbes), les autres ont plutôt fait face à une baisse de leur rémunération ces dernières années.
Comme dans d'autres domaines de l'économie, les inégalités se creusent !
Selon leurs chiffres, DJ n'est pas le métier qui rapporte le plus... S'il est vrai que quelques stars internationales se font encore de gros cachets (voir le classement Forbes), les autres ont plutôt fait face à une baisse de leur rémunération ces dernières années.
Comme dans d'autres domaines de l'économie, les inégalités se creusent !
25 févr. 2013
DMC Online 2013 : qui succèdera à Fong Fong ?
Le DMC World vient d'annoncer que la 3e édition de sa compétition de scratch en ligne débutera le 22 mars 2013. Après l'Allemand Unkut en 2011, puis le Français Fong Fong (aka J-One) l'an passé, qui l'emportera ?
Les règles n'ont semble-t-il pas changé par rapport à l'an dernier... chaque DJ envoie une vidéo de 2 minutes, le public et d'anciens champions DMC choisissent, lors de chaque manche, ceux qui vont en finale. Les finalistes sont jugés sur une vidéo de 6 minutes.
La principale différence avec la compétition classique est l'autorisation d'utiliser d'autres machines que les platines, des samplers par exemple. Toutefois, ces possibilités ont été peu exploitées l'an passé, la plupart des participants préférant la plupart du temps démontrer seulement leur capacité en scratch et en passe-passe.
Les règles n'ont semble-t-il pas changé par rapport à l'an dernier... chaque DJ envoie une vidéo de 2 minutes, le public et d'anciens champions DMC choisissent, lors de chaque manche, ceux qui vont en finale. Les finalistes sont jugés sur une vidéo de 6 minutes.
La principale différence avec la compétition classique est l'autorisation d'utiliser d'autres machines que les platines, des samplers par exemple. Toutefois, ces possibilités ont été peu exploitées l'an passé, la plupart des participants préférant la plupart du temps démontrer seulement leur capacité en scratch et en passe-passe.
11 févr. 2013
Starwax magazine a (enfin) son site Internet
Le magazine sur la culture DJ vient de lancer son site Internet... enfin !
Starwax magazine a fêté à la fin de l'année 2012 son 6e anniversaire. Ce trimestriel gratuit, disponible également en anglais et tiré à plus de 25 000 exemplaires en français, est "fait par les DJ pour les DJ", observe Marcos (aka DJ Supa Cosh), son créateur.
Au travers d'interviews, d'informations sur le matériel, d'actualités sur le DJing et de chroniques de disques, ce journal offre un panorama large autour des platines, ce qui n'est pas pour nous déplaire. "Nous essayons d’avoir une représentativité des styles musicaux car nous sommes distribués dans des lieux différents selon les villes, explique Marcos. Pour les chroniques de disques par exemple, nous souhaitons révéler les bonnes sorties, être représentatif de l’actu, des différents labels, origine des artistes et styles musicaux. Nous n’avons pas de barrière."
"Les choix sont guidés par la passion. Nous parlons d’un artiste car nous l’aimons même si nous sommes aussi sollicités. Dans le magazine, il y a 50 % de texte et 50 % d’image, le second aspect est très important. Nous essayons d’avoir une approche créative dans le visuel pour essayer de nous démarquer", indique-t-il.
Outre dans de nombreuses boutiques et bars, le magazine est également disponible en format PDF en téléchargement, parfois augmenté de quelques pages... mais ce n'était jusqu'ici pas toujours facile de le trouver hormis sur leur page Facebook.
Ce ne sera désormais plus un problème avec leur site Internet ! Celui-ci contient également des news, des chroniques de disques, les archives, un agenda, etc.
Bonus :
- Marcos a été l'invité de l'émission de radio Amplitudes, le 10 novembre dernier. Vous pouvez réécouter le podcast ici.
Starwax magazine a fêté à la fin de l'année 2012 son 6e anniversaire. Ce trimestriel gratuit, disponible également en anglais et tiré à plus de 25 000 exemplaires en français, est "fait par les DJ pour les DJ", observe Marcos (aka DJ Supa Cosh), son créateur.
Au travers d'interviews, d'informations sur le matériel, d'actualités sur le DJing et de chroniques de disques, ce journal offre un panorama large autour des platines, ce qui n'est pas pour nous déplaire. "Nous essayons d’avoir une représentativité des styles musicaux car nous sommes distribués dans des lieux différents selon les villes, explique Marcos. Pour les chroniques de disques par exemple, nous souhaitons révéler les bonnes sorties, être représentatif de l’actu, des différents labels, origine des artistes et styles musicaux. Nous n’avons pas de barrière."
"Les choix sont guidés par la passion. Nous parlons d’un artiste car nous l’aimons même si nous sommes aussi sollicités. Dans le magazine, il y a 50 % de texte et 50 % d’image, le second aspect est très important. Nous essayons d’avoir une approche créative dans le visuel pour essayer de nous démarquer", indique-t-il.
Outre dans de nombreuses boutiques et bars, le magazine est également disponible en format PDF en téléchargement, parfois augmenté de quelques pages... mais ce n'était jusqu'ici pas toujours facile de le trouver hormis sur leur page Facebook.
Ce ne sera désormais plus un problème avec leur site Internet ! Celui-ci contient également des news, des chroniques de disques, les archives, un agenda, etc.
Bonus :
- Marcos a été l'invité de l'émission de radio Amplitudes, le 10 novembre dernier. Vous pouvez réécouter le podcast ici.
4 févr. 2013
Au programme du Mixmove 2013
Le salon du deejaying se tiendra du 17 au 19 mars 2013 à la porte de Versailles à Paris...
3 rendez-vous à retenir pour les DJ le dimanche 17 mars :
- de 13h à 14h, une conférence sur "comment gagner sa vie de DJ ou de producteur ?",
- de 14h à 16h, la Coupe de France de scratch DMC Numark pour savoir qui succèdera à DJ Topic,
- de 14h30 à 16h, une conférence sur la Charte du DJ dont nous avions parlé par ici...
Et sinon, comme d'habitude, du matériel, des démos, beaucoup de bruit et une entrée gratuite !
3 rendez-vous à retenir pour les DJ le dimanche 17 mars :
- de 13h à 14h, une conférence sur "comment gagner sa vie de DJ ou de producteur ?",
- de 14h à 16h, la Coupe de France de scratch DMC Numark pour savoir qui succèdera à DJ Topic,
- de 14h30 à 16h, une conférence sur la Charte du DJ dont nous avions parlé par ici...
Et sinon, comme d'habitude, du matériel, des démos, beaucoup de bruit et une entrée gratuite !
28 janv. 2013
Brodinski : "Tout le monde pense que c’est facile d’être DJ"
DJ de la génération Internet, Brodinski a vite rencontré le succès grâce à sa détermination à exercer ce métier...
Après avoir interviewé un certain nombre de vétérans du DJing français, il était temps d'apporter un peu de fraîcheur... avec un vrai passionné qui a fait ses premières armes du côté de Reims et qui après 5 années de carrière tourne partout dans le monde, multiplie les remixs et les maxis et a monté son label, Bromance. Si Brodinski a aujourd'hui 25 ans, il porte un regard affuté sur le milieu des DJ alors même qu'il n'a jamais acheté de vinyle ! Son seul guide : la passion.
Comment es-tu devenu DJ ?
Je n’ai jamais acheté de vinyles, je n’ai pas eu la chance d'aller dans un magasin de disques, d’avoir des tests pressing et de les jouer en club. Je suis vraiment de la génération de l'Internet qui donne un accès infini à la musique, c'est une bibliothèque dont toutes les portes sont ouvertes. En 4 ou 5 ans, avec 8 heures de recherche par jour, j'en ai appris autant qu’en 10 ans à acheter des vinyles.
Le côté DJ m’a toujours intéressé dans la musique. Mon message numéro un : je suis un DJ qui produit de la musique et pas un producteur qui fait le DJ. En effet, pour les producteurs aujourd'hui, être DJ est la seule façon de se faire de l’argent, car c'est beaucoup plus difficile de vendre de la musique. DJ est ce que j’avais envie de faire, je voulais faire un Suck my Deck et un Fabric et tourner toutes les semaines… j'y suis arrivé.
Comment vois-tu le boulot de DJ ?
C’est de rester ouvert et à l’affut. J’écoute environ 30 nouveaux morceaux par jour, je suis un boulimique, j'ai besoin de musique. J’ai mes petits rituels, je rentre chez moi et je télécharge les morceaux. Puis je les réécoute le lendemain pour voir ce que je peux jouer dans mes sets. Parfois je fais un petit voyage dans le temps et je vais m’intéresser par exemple à la musique de Detroit de 1991 à 1997. Je réécoute tout et je peux ajouter des classiques dans mes sets car j’ai envie de faire découvrir des choses aux gens.
Les termes, techno, house ou électro ne veulent rien dire pour moi. J'écoute de la musique électronique en général et je joue de tout : j’aime Justice et Robert Hood. Il faut rester ouvert, le boulot de DJ c’est de savoir jouer le bon morceau au bon endroit. Jouer un nouveau morceau pour moi est toujours un plaisir absolu.
Pourquoi avoir lancé ton label ?
La musique électronique est différente des autres musiques, c’est imprévisible. J’ai créé un label en 2012 - la chose à ne pas faire au niveau du business - qui a eu plein de retombées pour nous, alors que nous n’imaginions pas en avoir. Nous pensions juste investir de l'argent à perte pour se faire plaisir. Nous en avions marre des labels qui décidaient des dates de sorties, nous voulions choisir. Et aujourd’hui nous nous faisons plaisir en sortant par exemple un coffret vinyle. L’ampleur prise par le développement de Bromance, ses artistes et ma carrière a dépassé ce que j’aurais imaginé. Nous pouvons aujourd’hui remplir des salles de 1 000 ou 2 000 personnes partout en France, je n'aurais pas pu l'imaginer il y a un an.
Comment as-tu vu évoluer la scène DJ ?
Ce qui est bien est qu’aujourd’hui des gamins de 17 ans peuvent m’envoyer de la musique très bien produite. Ce qui l’est moins c’est que les gens ne font pas la différence entre quelqu’un qui sait faire le DJ et quelqu’un qui ne sait pas. Il y a des DJ qui font ça parce que c'est à la mode, mais je pense que ça existait déjà avant. C'est devenu beaucoup plus simple aujourd'hui, donc tout le monde pense que c’est facile d’être DJ. J’essaie de ne pas trop me poser la question. J’ai 25 ans et parfois je me sens vieux par rapport à la façon dont la musique évolue aujourd’hui.
Bonus :
- Un mix de Brodinski pour Le Mouv' :
(photo : Dimitri Barclay)
Après avoir interviewé un certain nombre de vétérans du DJing français, il était temps d'apporter un peu de fraîcheur... avec un vrai passionné qui a fait ses premières armes du côté de Reims et qui après 5 années de carrière tourne partout dans le monde, multiplie les remixs et les maxis et a monté son label, Bromance. Si Brodinski a aujourd'hui 25 ans, il porte un regard affuté sur le milieu des DJ alors même qu'il n'a jamais acheté de vinyle ! Son seul guide : la passion.
Comment es-tu devenu DJ ?
Je n’ai jamais acheté de vinyles, je n’ai pas eu la chance d'aller dans un magasin de disques, d’avoir des tests pressing et de les jouer en club. Je suis vraiment de la génération de l'Internet qui donne un accès infini à la musique, c'est une bibliothèque dont toutes les portes sont ouvertes. En 4 ou 5 ans, avec 8 heures de recherche par jour, j'en ai appris autant qu’en 10 ans à acheter des vinyles.
Le côté DJ m’a toujours intéressé dans la musique. Mon message numéro un : je suis un DJ qui produit de la musique et pas un producteur qui fait le DJ. En effet, pour les producteurs aujourd'hui, être DJ est la seule façon de se faire de l’argent, car c'est beaucoup plus difficile de vendre de la musique. DJ est ce que j’avais envie de faire, je voulais faire un Suck my Deck et un Fabric et tourner toutes les semaines… j'y suis arrivé.
Comment vois-tu le boulot de DJ ?
C’est de rester ouvert et à l’affut. J’écoute environ 30 nouveaux morceaux par jour, je suis un boulimique, j'ai besoin de musique. J’ai mes petits rituels, je rentre chez moi et je télécharge les morceaux. Puis je les réécoute le lendemain pour voir ce que je peux jouer dans mes sets. Parfois je fais un petit voyage dans le temps et je vais m’intéresser par exemple à la musique de Detroit de 1991 à 1997. Je réécoute tout et je peux ajouter des classiques dans mes sets car j’ai envie de faire découvrir des choses aux gens.
Les termes, techno, house ou électro ne veulent rien dire pour moi. J'écoute de la musique électronique en général et je joue de tout : j’aime Justice et Robert Hood. Il faut rester ouvert, le boulot de DJ c’est de savoir jouer le bon morceau au bon endroit. Jouer un nouveau morceau pour moi est toujours un plaisir absolu.
Pourquoi avoir lancé ton label ?
La musique électronique est différente des autres musiques, c’est imprévisible. J’ai créé un label en 2012 - la chose à ne pas faire au niveau du business - qui a eu plein de retombées pour nous, alors que nous n’imaginions pas en avoir. Nous pensions juste investir de l'argent à perte pour se faire plaisir. Nous en avions marre des labels qui décidaient des dates de sorties, nous voulions choisir. Et aujourd’hui nous nous faisons plaisir en sortant par exemple un coffret vinyle. L’ampleur prise par le développement de Bromance, ses artistes et ma carrière a dépassé ce que j’aurais imaginé. Nous pouvons aujourd’hui remplir des salles de 1 000 ou 2 000 personnes partout en France, je n'aurais pas pu l'imaginer il y a un an.
Comment as-tu vu évoluer la scène DJ ?
Ce qui est bien est qu’aujourd’hui des gamins de 17 ans peuvent m’envoyer de la musique très bien produite. Ce qui l’est moins c’est que les gens ne font pas la différence entre quelqu’un qui sait faire le DJ et quelqu’un qui ne sait pas. Il y a des DJ qui font ça parce que c'est à la mode, mais je pense que ça existait déjà avant. C'est devenu beaucoup plus simple aujourd'hui, donc tout le monde pense que c’est facile d’être DJ. J’essaie de ne pas trop me poser la question. J’ai 25 ans et parfois je me sens vieux par rapport à la façon dont la musique évolue aujourd’hui.
Bonus :
- Un mix de Brodinski pour Le Mouv' :
(photo : Dimitri Barclay)
22 janv. 2013
Hand Control, le retour du site en français sur le turntablism
Le site français sur le turntablism Hand Control a réouvert ses portes en octobre 2012. Mr Style, un des responsables du projet - et membre du groupe Pulpalicious -, nous raconte ce retour et ce que vous pouvez trouver à cette adresse très prisée, par le passé, du microcosme des DJ scratcheurs. (pour info, j'ai fait quelques interview pour ce site...)
Quelle est l'histoire de Hand Control ?
Hand Control a été pendant longtemps pour beaucoup de DJ un forum d'échanges, de partages et de rencontres. Il a été la relève du site de DJ Need de Birdy Nam Nam qui, auparavant, avait monté un forum très influent dans le milieu. Après sa fermeture, nous avons pris les choses en main avec SamSaScratch - ancien modérateur de need.com - et K$ afin de permettre aux DJ de pouvoir continuer de se retrouver autour d'une passion commune. C'était aussi les débuts de l'ère des forums, c'était en quelque sorte les premières plate formes communautaires.
Comment le site a évolué aujourd'hui ?
Avec l'évolution d'internet, il était inutile de continuer avec un forum. Avec Facebook, Twitter et compagnie, les internautes n'ont plus vraiment d'intérêt à se perdre dans un forum où alors quelques irréductibles, mais ça ne représente pas une majorité. L'intérêt n'est plus là. On le remarque bien à travers les statistiques du site. Le taux de fréquentation explose dès l'annonce de nouveaux articles sur les réseaux sociaux. Nous sommes nous-même étonnés parfois. Mais ça nous a permis aussi de nous rendre compte que les internautes avaient besoin d'un média d'une certaine qualité. Ce que nous nous efforçons de faire et travaillons pour le devenir.
Pourquoi un tel site ?
Par passion d'un mouvement qui tendait à disparaître auparavant et qui revient progressivement. Pour les activistes de la discipline, nous avons tous un rôle à jouer. Il y a des groupes comme C2C ou Birdy Nam Nam qui, mine de rien, font un véritable travail de reconnaissance de la pratique aux yeux d'un public "non averti" et nous, média, nous nous devons également d'être un véritable relai d'information aussi bien pour les avertis que pour les néophytes.
Que trouve-t-on sur Hand Control ?
Un peu de tout et de rien comme nous avons toujours fais. Mais je pense que cette fois, pour cette ultime version du site, les choses sont un peu plus structurées avec une petite équipe sympa derière. C'est un début. Le site tend à évoluer vers de belles choses. Nous essayons de faire participer les internautes et des artistes à son fonctionnement. Il y a des articles, des news, de la vidéo, de belles photos... Nous sommes aussi beaucoup à l'écoute des internautes et de leurs demandes. Notre but est d'être un véritable média où tout le monde y trouve son compte même les plus gros haters.
(Mise à jour 8/12/13 : le site a fermé ses portes environ un an après son ouverture...)
Quelle est l'histoire de Hand Control ?
Hand Control a été pendant longtemps pour beaucoup de DJ un forum d'échanges, de partages et de rencontres. Il a été la relève du site de DJ Need de Birdy Nam Nam qui, auparavant, avait monté un forum très influent dans le milieu. Après sa fermeture, nous avons pris les choses en main avec SamSaScratch - ancien modérateur de need.com - et K$ afin de permettre aux DJ de pouvoir continuer de se retrouver autour d'une passion commune. C'était aussi les débuts de l'ère des forums, c'était en quelque sorte les premières plate formes communautaires.
Comment le site a évolué aujourd'hui ?
Avec l'évolution d'internet, il était inutile de continuer avec un forum. Avec Facebook, Twitter et compagnie, les internautes n'ont plus vraiment d'intérêt à se perdre dans un forum où alors quelques irréductibles, mais ça ne représente pas une majorité. L'intérêt n'est plus là. On le remarque bien à travers les statistiques du site. Le taux de fréquentation explose dès l'annonce de nouveaux articles sur les réseaux sociaux. Nous sommes nous-même étonnés parfois. Mais ça nous a permis aussi de nous rendre compte que les internautes avaient besoin d'un média d'une certaine qualité. Ce que nous nous efforçons de faire et travaillons pour le devenir.

Pourquoi un tel site ?
Par passion d'un mouvement qui tendait à disparaître auparavant et qui revient progressivement. Pour les activistes de la discipline, nous avons tous un rôle à jouer. Il y a des groupes comme C2C ou Birdy Nam Nam qui, mine de rien, font un véritable travail de reconnaissance de la pratique aux yeux d'un public "non averti" et nous, média, nous nous devons également d'être un véritable relai d'information aussi bien pour les avertis que pour les néophytes.
Que trouve-t-on sur Hand Control ?
Un peu de tout et de rien comme nous avons toujours fais. Mais je pense que cette fois, pour cette ultime version du site, les choses sont un peu plus structurées avec une petite équipe sympa derière. C'est un début. Le site tend à évoluer vers de belles choses. Nous essayons de faire participer les internautes et des artistes à son fonctionnement. Il y a des articles, des news, de la vidéo, de belles photos... Nous sommes aussi beaucoup à l'écoute des internautes et de leurs demandes. Notre but est d'être un véritable média où tout le monde y trouve son compte même les plus gros haters.
(Mise à jour 8/12/13 : le site a fermé ses portes environ un an après son ouverture...)
14 janv. 2013
Les DJ, maîtres des raga
Lorsqu'ils mixent, les DJ tiendraient-ils compte, sans le savoir, des raga ? Cette question vient de surgir dans mon esprit en découvrant la signification de ce mot indien.
D'origine sanscrit, ce terme signifie la mélodie, il est très proche de "rang", la couleur, note l'auteure Mira Kamdar. "Un raga, c'est la couleur particulière d'une émotion musicale, une émotion qui ne peut être véritablement ressentie que si on l'écoute au moment où le cosmos s'y prête", explique-t-elle.
Les raga sont à la base de la musique indienne, ils sont au nombre de 6 et guident les musiciens selon la période de la journée, comme l'indique l'infographie ci-dessous qui demande un peu de temps pour être décryptée :
D'aucuns pensent que j'ai abusé de la pipe à opium. D'autres commencent à voir où je veux en venir.
Les musiciens indiens suivent donc ces principes pour adapter leur style selon s'ils jouent le matin, l'après-midi, au crépuscule, le soir, la nuit ou à l'aube. Chaque créneau appelant une émotion particulière.
De même, les DJ, en fonction de la période à laquelle ils jouent, début de soirée, peak time, after, etc. adaptent leur sélection et donnent une couleur différente à leur mix. S'il n'existe pas de règle établie pour les guider, ils sentent par eux-même quel morceau ira dans quelle ambiance...
Ils suivent donc eux aussi des sortes de raga, laissés à leur libre arbitre, lorsqu'ils recherchent les titres les plus adaptés à tel ou tel moment de la journée, en fonction des émotions qu'ils souhaitent transmettre et des réactions du public.
Tant qu'à délirer, autant aller jusqu'au bout :
(RIP Ravi Shankar)
D'origine sanscrit, ce terme signifie la mélodie, il est très proche de "rang", la couleur, note l'auteure Mira Kamdar. "Un raga, c'est la couleur particulière d'une émotion musicale, une émotion qui ne peut être véritablement ressentie que si on l'écoute au moment où le cosmos s'y prête", explique-t-elle.
Les raga sont à la base de la musique indienne, ils sont au nombre de 6 et guident les musiciens selon la période de la journée, comme l'indique l'infographie ci-dessous qui demande un peu de temps pour être décryptée :
D'aucuns pensent que j'ai abusé de la pipe à opium. D'autres commencent à voir où je veux en venir.
Les musiciens indiens suivent donc ces principes pour adapter leur style selon s'ils jouent le matin, l'après-midi, au crépuscule, le soir, la nuit ou à l'aube. Chaque créneau appelant une émotion particulière.
De même, les DJ, en fonction de la période à laquelle ils jouent, début de soirée, peak time, after, etc. adaptent leur sélection et donnent une couleur différente à leur mix. S'il n'existe pas de règle établie pour les guider, ils sentent par eux-même quel morceau ira dans quelle ambiance...
Ils suivent donc eux aussi des sortes de raga, laissés à leur libre arbitre, lorsqu'ils recherchent les titres les plus adaptés à tel ou tel moment de la journée, en fonction des émotions qu'ils souhaitent transmettre et des réactions du public.
Tant qu'à délirer, autant aller jusqu'au bout :
(RIP Ravi Shankar)
7 janv. 2013
Viré d'un club de Miami, DJ Shadow publie le mix en cause
L'histoire du Californien viré des platines a fait le tour du web, il a publié le 30 décembre 2012 le mix en question.
Le Mansion de Miami a sans doute eu une initiative malheureuse le 14 décembre dernier en invitant DJ Shadow a cesser son mix jugé "trop futuriste" !
L'info a été reprise sur de nombreux sites et sur les réseaux sociaux avec souvent des commentaires peu élogieux pour le club en question.
Après avoir reçu des excuses publiques du Mansion, le DJ publie sur Soundcloud le mix en question... agrémenté d'une petite intro revancharde. A l'écoute du set réalisé dans le cadre de la tournée organisée à l'occasion de son best of intitulé Reconstructed, rien d'étonnant, du pur Shadow entre électro et hip-hop avec quelques montées explosives.
De quoi laisser craindre que le Mansion ait booké un nom sans trop savoir de quelle musique il retournait... et bien qu'il reste dans le passé si ce set est trop futuriste pour eux !
Le Mansion de Miami a sans doute eu une initiative malheureuse le 14 décembre dernier en invitant DJ Shadow a cesser son mix jugé "trop futuriste" !
L'info a été reprise sur de nombreux sites et sur les réseaux sociaux avec souvent des commentaires peu élogieux pour le club en question.
Après avoir reçu des excuses publiques du Mansion, le DJ publie sur Soundcloud le mix en question... agrémenté d'une petite intro revancharde. A l'écoute du set réalisé dans le cadre de la tournée organisée à l'occasion de son best of intitulé Reconstructed, rien d'étonnant, du pur Shadow entre électro et hip-hop avec quelques montées explosives.
De quoi laisser craindre que le Mansion ait booké un nom sans trop savoir de quelle musique il retournait... et bien qu'il reste dans le passé si ce set est trop futuriste pour eux !
1 janv. 2013
La popularité des DJ selon les réseaux sociaux
Afin de mesurer la popularité des DJ, voici quelques graphiques réalisés à partir des données disponibles sur Twitter et Facebook.
23 déc. 2012
DJ Fly donne un avant-goût de son premier album
Avec Les Pentes, le champion du monde DMC 2008 annonce son premier album en cours de finalisation...
DJ Fly a mis en ligne le 21 décembre pendant 24 heures en téléchargement sur sa page Soundcloud (en écoute dans le lecteur de ce blog) ce titre qui fait partie de la tracklist de son futur album. Le Lyonnais qui rôde son live depuis quelques temps va donc se lancer dans un long format en 2013.
Cet album retranscrira toutes ses influences musicales, il faut donc s'attendre à de la diversité... et à du scratch, bien sûr, "plus ou moins mis en avant sur chaque morceau", annonce-t-il.
Bonus :
- Visionnez le showcase de DJ Fly au championnat du monde IDA 2012 :
DJ Fly a mis en ligne le 21 décembre pendant 24 heures en téléchargement sur sa page Soundcloud (en écoute dans le lecteur de ce blog) ce titre qui fait partie de la tracklist de son futur album. Le Lyonnais qui rôde son live depuis quelques temps va donc se lancer dans un long format en 2013.
Cet album retranscrira toutes ses influences musicales, il faut donc s'attendre à de la diversité... et à du scratch, bien sûr, "plus ou moins mis en avant sur chaque morceau", annonce-t-il.
Bonus :
- Visionnez le showcase de DJ Fly au championnat du monde IDA 2012 :
11 déc. 2012
Dee Nasty revient aux sources pour son 7e album
Le DJ parisien a ressorti guitare et basse pour composer son nouvel album à la tonalité funk mais toujours fondamentalement rap...
"A chacun de mes albums, les gens me disent : "pas mal ta compilation", ils n'arrivent pas à se mettre en tête que je suis beatmaker et musicien, ils n'impriment pas que ce sont mes morceaux", explique Dee Nasty. Alors après avoir mélangé pendant plusieurs années samples et instruments, il a décidé de faire toutes les boucles lui-même à la guitare, la basse et au clavier. Et afin que le retour à l'époque de Paname City Rappin, son premier album en 1984 - et accessoirement premier album de rap français -, soit complet, il reprend aussi le micro sur quelques titres.
Le producteur restait sur une mauvaise expérience du fait de divers problèmes techniques avec System Dee, sorti en 2009. Un virus informatique lui avait notamment fait perdre plusieurs années de travail. Fâché contre les ordinateurs, il s'est remis sérieusement à la guitare et la basse sur lesquels il peut vivre son amour du funk. Un style qui donne la tonalité de son 7e album qui doit sortir en mars 2013 sur Celluloïd.
Enregistré chez lui, l'album contient tout de même des samples pour les rythmiques. Le DJ peut puiser dans son inépuisable et inestimable collection de vinyles pour trouver la bonne caisse claire ou la grosse caisse qui sonne juste. "Je ne fais plus comme avant des étages de sons, je préfère trouver le bon son plutôt qu'en ajouter plusieurs", remarque-t-il.
Outre lui et sa compagne, sous le pseudo FM, Dee Nasty a fait appel à des invités assez variés pour les voix. Manu Dibango, Rachid Taha, Dynamax et Afrika Bambaataa - une collaboration dont il rêvait - devraient apporter leurs différents styles. Quelques rappeurs français, "des gens proches dont [j']apprécie le travail", doivent aussi participer. Enfin, un titre entre DJ de la Zulu Nation est prévu avec Kozi et Suspect dans un esprit électro-funk.
"Chaque morceau est voué à être joué en soirée, observe le producteur parisien. Il y a toujours un lien entre DJ et musicien, c'est imbriqué à tel point que cela devient la même chose." Ce nouvel album pourrait même être joué sur scène.
"Il y a une évolution au fil de mes albums, j'espère que cela s'entend, remarque-t-il. J'essaie de ne pas refaire ce que j'ai déjà fait." Pour le titre de l'album aussi il fera différemment, arrivant au bout des jeux de mots avec son pseudo... ce sera donc 2013, "comme un millésime".
Bonus :
- Réécoutez la collection de remixs de Dee Nasty, The Secret Files II :
"A chacun de mes albums, les gens me disent : "pas mal ta compilation", ils n'arrivent pas à se mettre en tête que je suis beatmaker et musicien, ils n'impriment pas que ce sont mes morceaux", explique Dee Nasty. Alors après avoir mélangé pendant plusieurs années samples et instruments, il a décidé de faire toutes les boucles lui-même à la guitare, la basse et au clavier. Et afin que le retour à l'époque de Paname City Rappin, son premier album en 1984 - et accessoirement premier album de rap français -, soit complet, il reprend aussi le micro sur quelques titres.
Le producteur restait sur une mauvaise expérience du fait de divers problèmes techniques avec System Dee, sorti en 2009. Un virus informatique lui avait notamment fait perdre plusieurs années de travail. Fâché contre les ordinateurs, il s'est remis sérieusement à la guitare et la basse sur lesquels il peut vivre son amour du funk. Un style qui donne la tonalité de son 7e album qui doit sortir en mars 2013 sur Celluloïd.
Deenastyle (1994)
Enregistré chez lui, l'album contient tout de même des samples pour les rythmiques. Le DJ peut puiser dans son inépuisable et inestimable collection de vinyles pour trouver la bonne caisse claire ou la grosse caisse qui sonne juste. "Je ne fais plus comme avant des étages de sons, je préfère trouver le bon son plutôt qu'en ajouter plusieurs", remarque-t-il.
Outre lui et sa compagne, sous le pseudo FM, Dee Nasty a fait appel à des invités assez variés pour les voix. Manu Dibango, Rachid Taha, Dynamax et Afrika Bambaataa - une collaboration dont il rêvait - devraient apporter leurs différents styles. Quelques rappeurs français, "des gens proches dont [j']apprécie le travail", doivent aussi participer. Enfin, un titre entre DJ de la Zulu Nation est prévu avec Kozi et Suspect dans un esprit électro-funk.
Nastyness (2001)
"Chaque morceau est voué à être joué en soirée, observe le producteur parisien. Il y a toujours un lien entre DJ et musicien, c'est imbriqué à tel point que cela devient la même chose." Ce nouvel album pourrait même être joué sur scène.
"Il y a une évolution au fil de mes albums, j'espère que cela s'entend, remarque-t-il. J'essaie de ne pas refaire ce que j'ai déjà fait." Pour le titre de l'album aussi il fera différemment, arrivant au bout des jeux de mots avec son pseudo... ce sera donc 2013, "comme un millésime".
System Dee (2009)
Bonus :
- Réécoutez la collection de remixs de Dee Nasty, The Secret Files II :
26 nov. 2012
Antoine Clamaran : "L'avenir va être compliqué pour les DJ"
Avec plus de 30 ans de carrière, Antoine Clamaran porte un regard aiguisé sur l'évolution du DJing et son avenir qui sera "difficile"...
10 ans résident en province, 10 ans à Paris, 10 ans en indépendant en France et autour du monde, le DJ français a connu tous les modes de vie des DJ depuis ses débuts en 1982 au Whisky à Gogo. Outre les célèbres "Gay Tea Dance" du Palace, des résidences au Queen et aux Bains, Antoine Clamaran s'est fait connaître par ses productions et ses émissions de radio sur FG et Fun Radio notamment. Alors qu'il pousse actuellement son projet "Republic" avec 4 autres DJ français, il nous donne sa vision du métier.
Comment as-tu vu évoluer le milieu des DJ ces dernières années ?
Le milieu du DJing vient de subir deux phénomènes : la crise depuis 2 ans et le fait que le métier devient de plus en plus populaire, avec de plus en plus de DJ qui réussissent. Comme certains sont très connus, les patrons de club et les programmateurs de festival les font venir en priorité, au détriment des autres.
En l'espace de 6 ans, les choses ont complètement changé. Avant, c'étaient les DJ qui produisaient, maintenant, ce sont de jeunes musiciens qui deviennent DJ, c'est le cas d'Avicii par exemple. La technique est devenue plus accessible. S'il n'y avait encore actuellement toujours que des vinyles, certains DJ n'émergeraient pas.
De plus, aujourd'hui, le concept de "concert de DJ" se développe, alors qu'avant les DJ n'étaient là seulement que pour mettre l'ambiance. Une petite minorité du public fait attention à ce que le DJ fait, mais la grande majorité ne comprend pas. Les spectateurs viennent le voir pour les titres qu'il produit, pas pour son mix.
Et les DJ français ?
Nous avons une vraie richesse en termes de jeune génération en France même si certains manquent un peu de patience. La plupart des DJ qui ont explosé ont plus de 30 ans, ils sont très rarement plus jeunes… sauf quand ce sont des producteurs à l'origine. Avant, avec la vente de 3 000 ou 4 000 vinyles, on pouvait vivre sans un boulot à côté et donc avoir du temps pour travailler le mix, tourner et apprendre. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus difficile de démarrer même si l'émergence rapide de certains peut faire croire le contraire.
De plus, il existe des solidarités en termes de nationalité à l'étranger où chacun défend son poulain. Nous avons peut-être pêché en France en ne s'aidant pas les uns les autres. C'est pour cette raison que nous avons monté le projet "Republic" l'an dernier à Miami avec 4 autres DJ français : Gregori Klosman, Tristan Garner, Michaël Canitrot et Sébastien Benett. Nous nous connaissions et nous apprécions tous, nous avons donc décidé d'un projet commun, même si nous sommes différents.
Comment as-tu vu évoluer la musique électronique ces dernières années ?
Depuis 2 ou 3 ans, les Américains ont commencé à en jouer et ça a mis tout le monde d'accord. Ils se sont rendus compte qu'il y avait un marché, alors qu'il était inexistant auparavant aux Etats-Unis. Vers 2004 ou 2005, la polka s'y vendait plus que la musique électronique en chiffre d'affaires et en volume ! Cette musique avait plus d'importance en Europe, alors que bizarrement il y a de très grands DJ aux Etats-Unis... Il n'y avait que la Winter Music Conference de Miami, quelques événements à Los Angeles et les clubs de New York ou quelques uns à Boston, mais c'était compliqué car ils fermaient presque partout à 1 h du matin. Alors que maintenant Las Vegas est devenu le plus grand club du monde et il y a des festivals dans toutes les villes. Avant, des rappeurs n'auraient pas chanté sur de l'électro ! David Guetta a été un déclencheur de ce mouvement.
Comment vois-tu l'avenir ?
L'avenir va être compliqué pour les DJ, même si ceux qui travaillent et s'accrochent pourront y arriver. Il y a aujourd'hui beaucoup plus d'aspects à gérer dans une carrière comme l'image, et il faut un booker, un attaché de presse, etc. Si tu n'entres pas dans le moule, c'est difficile. Pourtant, je pense que les jeunes ne doivent pas calquer leur parcours sur celui de DJ existants, mais avoir leur identité, se démarquer, même si on a tous des modèles en termes techniques ou de show.
Les années 1990-2000 ont été celles des mannequins, les années 2000-2010 celles des DJ. Actuellement, la barre est très haut avec David Guetta, Tiësto, Armin Van Burenn ou Afrojack. La demande des gens va changer, celle des clubs change déjà, ils veulent sortir de leur dépendance aux DJ car certains ont fermé en raison de la surenchère des cachets, surtout dans les pays où il y a des gros problèmes économiques, comme en Grèce, ou politiques, comme dans les pays Arabes, même si d'autres scénarios sont possibles, comme aux Etas-Unis ou au Brésil.
Bonus :
- les mixs "All night Long" d'Antoine Clamaran sont en téléchargement gratuit sur son site (rubrique "Radio show").
10 ans résident en province, 10 ans à Paris, 10 ans en indépendant en France et autour du monde, le DJ français a connu tous les modes de vie des DJ depuis ses débuts en 1982 au Whisky à Gogo. Outre les célèbres "Gay Tea Dance" du Palace, des résidences au Queen et aux Bains, Antoine Clamaran s'est fait connaître par ses productions et ses émissions de radio sur FG et Fun Radio notamment. Alors qu'il pousse actuellement son projet "Republic" avec 4 autres DJ français, il nous donne sa vision du métier.
Comment as-tu vu évoluer le milieu des DJ ces dernières années ?
Le milieu du DJing vient de subir deux phénomènes : la crise depuis 2 ans et le fait que le métier devient de plus en plus populaire, avec de plus en plus de DJ qui réussissent. Comme certains sont très connus, les patrons de club et les programmateurs de festival les font venir en priorité, au détriment des autres.
En l'espace de 6 ans, les choses ont complètement changé. Avant, c'étaient les DJ qui produisaient, maintenant, ce sont de jeunes musiciens qui deviennent DJ, c'est le cas d'Avicii par exemple. La technique est devenue plus accessible. S'il n'y avait encore actuellement toujours que des vinyles, certains DJ n'émergeraient pas.
De plus, aujourd'hui, le concept de "concert de DJ" se développe, alors qu'avant les DJ n'étaient là seulement que pour mettre l'ambiance. Une petite minorité du public fait attention à ce que le DJ fait, mais la grande majorité ne comprend pas. Les spectateurs viennent le voir pour les titres qu'il produit, pas pour son mix.
Et les DJ français ?
Nous avons une vraie richesse en termes de jeune génération en France même si certains manquent un peu de patience. La plupart des DJ qui ont explosé ont plus de 30 ans, ils sont très rarement plus jeunes… sauf quand ce sont des producteurs à l'origine. Avant, avec la vente de 3 000 ou 4 000 vinyles, on pouvait vivre sans un boulot à côté et donc avoir du temps pour travailler le mix, tourner et apprendre. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus difficile de démarrer même si l'émergence rapide de certains peut faire croire le contraire.
De plus, il existe des solidarités en termes de nationalité à l'étranger où chacun défend son poulain. Nous avons peut-être pêché en France en ne s'aidant pas les uns les autres. C'est pour cette raison que nous avons monté le projet "Republic" l'an dernier à Miami avec 4 autres DJ français : Gregori Klosman, Tristan Garner, Michaël Canitrot et Sébastien Benett. Nous nous connaissions et nous apprécions tous, nous avons donc décidé d'un projet commun, même si nous sommes différents.
Comment as-tu vu évoluer la musique électronique ces dernières années ?
Depuis 2 ou 3 ans, les Américains ont commencé à en jouer et ça a mis tout le monde d'accord. Ils se sont rendus compte qu'il y avait un marché, alors qu'il était inexistant auparavant aux Etats-Unis. Vers 2004 ou 2005, la polka s'y vendait plus que la musique électronique en chiffre d'affaires et en volume ! Cette musique avait plus d'importance en Europe, alors que bizarrement il y a de très grands DJ aux Etats-Unis... Il n'y avait que la Winter Music Conference de Miami, quelques événements à Los Angeles et les clubs de New York ou quelques uns à Boston, mais c'était compliqué car ils fermaient presque partout à 1 h du matin. Alors que maintenant Las Vegas est devenu le plus grand club du monde et il y a des festivals dans toutes les villes. Avant, des rappeurs n'auraient pas chanté sur de l'électro ! David Guetta a été un déclencheur de ce mouvement.
Comment vois-tu l'avenir ?
L'avenir va être compliqué pour les DJ, même si ceux qui travaillent et s'accrochent pourront y arriver. Il y a aujourd'hui beaucoup plus d'aspects à gérer dans une carrière comme l'image, et il faut un booker, un attaché de presse, etc. Si tu n'entres pas dans le moule, c'est difficile. Pourtant, je pense que les jeunes ne doivent pas calquer leur parcours sur celui de DJ existants, mais avoir leur identité, se démarquer, même si on a tous des modèles en termes techniques ou de show.
Les années 1990-2000 ont été celles des mannequins, les années 2000-2010 celles des DJ. Actuellement, la barre est très haut avec David Guetta, Tiësto, Armin Van Burenn ou Afrojack. La demande des gens va changer, celle des clubs change déjà, ils veulent sortir de leur dépendance aux DJ car certains ont fermé en raison de la surenchère des cachets, surtout dans les pays où il y a des gros problèmes économiques, comme en Grèce, ou politiques, comme dans les pays Arabes, même si d'autres scénarios sont possibles, comme aux Etas-Unis ou au Brésil.
Bonus :
- les mixs "All night Long" d'Antoine Clamaran sont en téléchargement gratuit sur son site (rubrique "Radio show").
14 nov. 2012
Le blog DJ TechTools explique aux DJ comment sortir de leur chambre
Avec les nouvelles technologies, la musique et le mix sont devenus de plus en plus accessibles. Résultat : il y a de plus en plus de DJ sans qu'il y ait pour autant plus de places dans les clubs.
Le blog DJ TechTools consacre un intéressant post (en anglais) aux conseils utiles pour faire sortir les "bedroom DJ" de leur chambre.
Voici les 8 principaux problèmes relevés :
- Vous ne vous êtes pas identifié comme un DJ ;
- Vous ne pratiquez par régulièrement ;
- Vous ne suivez pas les événements dans lesquels vous espérez jouer un jour ;
- Vous avez peur du "non" ;
- Vous ne recherchez pas de retour de la part d'inconnus ;
- Vous cherchez des followers plutôt que des fans ;
- Vous n'organisez pas de soirées et ne produisez pas de musique ;
- Vous pensez au DJing comme un hobby.
Ces critiques sont assorties de suggestions pratiques adaptées au fonctionnement actuel des réseaux sociaux.
Et cet article vous permettra peut-être, comme moi, de découvrir ce blog qui propose de nombreuses ressources et tutoriaux pour les DJ.
Le blog DJ TechTools consacre un intéressant post (en anglais) aux conseils utiles pour faire sortir les "bedroom DJ" de leur chambre.
Voici les 8 principaux problèmes relevés :
- Vous ne vous êtes pas identifié comme un DJ ;
- Vous ne pratiquez par régulièrement ;
- Vous ne suivez pas les événements dans lesquels vous espérez jouer un jour ;
- Vous avez peur du "non" ;
- Vous ne recherchez pas de retour de la part d'inconnus ;
- Vous cherchez des followers plutôt que des fans ;
- Vous n'organisez pas de soirées et ne produisez pas de musique ;
- Vous pensez au DJing comme un hobby.
Ces critiques sont assorties de suggestions pratiques adaptées au fonctionnement actuel des réseaux sociaux.
Et cet article vous permettra peut-être, comme moi, de découvrir ce blog qui propose de nombreuses ressources et tutoriaux pour les DJ.
29 oct. 2012
Broken Drop mélange beatmaking et scratch sur un premier maxi
Jean du Voyage et Kraps allient leurs connaissances du beatmaking et du scratch sur le Patience EP au goût abstract hip-hop...
Alors que la scratch music se démocratise, les groupes prenant le pas de Birdy Nam Nam, C2C, Scratch Bandits Crew ou Pulpalicious sont encore peu nombreux. Des beats qui claquent patiemment, des guitares séduisantes, des mélodies tranquilles. Ce sont quelques uns des éléments du premier maxi 8 titres de Broken Drop, sorti le 22 octobre 2012 sur BlackElk Recordings et disponible à prix libre sur Bandcamp.
Jean du Voyage, moitié du groupe, avait fait parler de lui dans les compétitions de DJing et au travers de ses "Routines du dimanche" qui montraient déjà un fort attrait pour la musicalité dans des exercices en principe plutôt techniques. Kraps a aussi fréquenté les compétitions de scratch tout en développant son goût pour la production.
"Cet EP a été réalisé sur une période de 8 mois, on a souhaité faire un premier opus qui reflétait nos différentes influences tout en gardant un fil conducteur pour ne pas trop se perdre, explique Jean. Chaque morceau a été réalisé d’une façon singulière on ne s’est pas limité à une seule façon de faire, laissant champ libre à notre créativité."
C'est ainsi que si la base est plutôt abstract hip-hop, les 2 DJ de La Rochelle évoluent aussi dans l'électronica, dévient dans la bass music et savent parfois accélérer le rythme... tout en restant cohérent.
"Souvent on part d’une idée que va compléter l’autre, ça peut être un sample ou une rythmique puis on laisse chacun développer ses idées pour finaliser les morceaux. C’est vraiment agréable de pouvoir se compléter musicalement, on explore plus de choses."
Si les platines sont assez discrètes dans l'ensemble, le côté scratch music apparaît tout de même régulièrement. La recette : "L’essentiel était de garder un bon équilibre pour que les scratchs apportent de l’énergie aux morceaux sans que cela soit trop chargé, rapporte Jean du Voyage. Sur Sab’ah, la banque de son a été réalisée en même temps que l’instru, on souhaitait un morceau bien digital où la platine soit mis en avant pour jouer les synthés ainsi que les voix à la fin."
Broken Drop a aussi fait appel à Léo au violon sur Reverside et Djéla, une chanteuse nantaise, sur Lovely Fight. Sur scène, le groupe apporte machines et platines et s'oriente un peu plus vers la bass music. "L’objectif, c’est de faire des dates pour jouer notre set et de faire découvrir notre EP à un maximum de gens."
L'avenir, pour Jean du Voyage, c'est un premier maxi en solo qui sortira en janvier sur le label BlackElk Recordings. S'il va mettre la compétition de côté, il va recommencer à faire des routines pour les internautes dès que ses projets lui laisseront plus de temps.
Bonus :
- Vous pouvez retrouver quelques morceaux du maxi de Broken Drop dans la radio du blog.
- Une des "Routines du dimanche" de Jean du Voyage :
Alors que la scratch music se démocratise, les groupes prenant le pas de Birdy Nam Nam, C2C, Scratch Bandits Crew ou Pulpalicious sont encore peu nombreux. Des beats qui claquent patiemment, des guitares séduisantes, des mélodies tranquilles. Ce sont quelques uns des éléments du premier maxi 8 titres de Broken Drop, sorti le 22 octobre 2012 sur BlackElk Recordings et disponible à prix libre sur Bandcamp.
Jean du Voyage, moitié du groupe, avait fait parler de lui dans les compétitions de DJing et au travers de ses "Routines du dimanche" qui montraient déjà un fort attrait pour la musicalité dans des exercices en principe plutôt techniques. Kraps a aussi fréquenté les compétitions de scratch tout en développant son goût pour la production.
"Cet EP a été réalisé sur une période de 8 mois, on a souhaité faire un premier opus qui reflétait nos différentes influences tout en gardant un fil conducteur pour ne pas trop se perdre, explique Jean. Chaque morceau a été réalisé d’une façon singulière on ne s’est pas limité à une seule façon de faire, laissant champ libre à notre créativité."
C'est ainsi que si la base est plutôt abstract hip-hop, les 2 DJ de La Rochelle évoluent aussi dans l'électronica, dévient dans la bass music et savent parfois accélérer le rythme... tout en restant cohérent.
"Souvent on part d’une idée que va compléter l’autre, ça peut être un sample ou une rythmique puis on laisse chacun développer ses idées pour finaliser les morceaux. C’est vraiment agréable de pouvoir se compléter musicalement, on explore plus de choses."
Si les platines sont assez discrètes dans l'ensemble, le côté scratch music apparaît tout de même régulièrement. La recette : "L’essentiel était de garder un bon équilibre pour que les scratchs apportent de l’énergie aux morceaux sans que cela soit trop chargé, rapporte Jean du Voyage. Sur Sab’ah, la banque de son a été réalisée en même temps que l’instru, on souhaitait un morceau bien digital où la platine soit mis en avant pour jouer les synthés ainsi que les voix à la fin."
Broken Drop a aussi fait appel à Léo au violon sur Reverside et Djéla, une chanteuse nantaise, sur Lovely Fight. Sur scène, le groupe apporte machines et platines et s'oriente un peu plus vers la bass music. "L’objectif, c’est de faire des dates pour jouer notre set et de faire découvrir notre EP à un maximum de gens."
L'avenir, pour Jean du Voyage, c'est un premier maxi en solo qui sortira en janvier sur le label BlackElk Recordings. S'il va mettre la compétition de côté, il va recommencer à faire des routines pour les internautes dès que ses projets lui laisseront plus de temps.
Bonus :
- Vous pouvez retrouver quelques morceaux du maxi de Broken Drop dans la radio du blog.
- Une des "Routines du dimanche" de Jean du Voyage :
22 oct. 2012
Armin Van Buuren détrône David Guetta du top 100 de DJ Mag
Après avoir laissé un an sa place au Français, le DJ hollandais redevient numéro 1, un rang qu'il a déjà occupé 4 années...
Test de popularité s'il en est, le classement annuel des 100 "meilleurs" DJ du magazine anglais DJ Mag offre une carte mondiale des DJ à l'heure où les réseaux sociaux sont rois pour faire les tendances. Créé en 1993, ce top "est devenu le sondage le plus respecté du genre dans le monde", nous explique Carl Loben de la rédaction de DJ Mag
Il n'est bien entendu pas vraiment question de connaître les meilleurs, mais plutôt de mesurer leur influence 2.0. Et au titre de la popularité, les Hollandais Armin Van Buuren et Tiestö, qui prend la 2e place du classement 2012, ont fait leurs preuves depuis longtemps.
Le nouveau top révélé dans la soirée du 19 octobre n'est donc pas une surprise. Notre David Guetta national y tombe à la 4e place, entouré du Suédois Avicii et du Canadien Deadmau5.
L'electronic dance music (EDM), sorte de dance 80's remise au goût du jour par des américains avides de dollars, règne donc en maître.
Et tant qu'à parler dollars, il est amusant de comparer ce classement à celui publié par Forbes en août dernier des DJ les mieux payés : Tiestö est 1er (22 millions), David Guetta 4e (13,5 millions), Deadmau5 6e (11,5 millions) et Avicii 10e (7 millions).
Les comparaisons se poursuivent avec Skrillex (10e chez DJ Mag, 2e pour Forbes), Sweedish House Mafia (11e chez DJ Mag, 3e pour Forbes), Steve Aoki (15e chez DJ Mag, 5e pour Forbes) ou Afrojack (9e dans les 2 cas).
Ce lien entre les deux classements relativise la futilité du top 100 de DJ Mag. En effet, ce dernier n'apparaît ainsi plus comme une sorte de concours en ligne, mais comme un moyen de monétiser sa popularité.
Les DJ ont ainsi tout intérêt à être le plus haut dans ce classement pour pouvoir demander des cachets plus élevés et multiplier leurs dates.
Une bonne nouvelle pour les Français qui apparaissent dans le top du magazine. Quoique les Daft Punk profiteront-ils de leur 44e place ? leur présence étant déjà assez étrange... "Ils resteront éternellement populaires et je pense que certains votants choisissent leur concert favori, même s'ils n'ont pas vu le groupe depuis des années", explique Carl Loben.
Les Daft devancent Martin Solveig 48e, Madeon 54e, le Franco-suisse Quentin Mosimann 74e et Bob Sinclar 94e. Justice ayant échoué de justesse à la 101e place !
Bref que du beau monde. Certains préféreront toutefois sans doute le classement de Resident Advisor qui plaçait l'an passé Richie Hawtin à la 3e place quand les lecteurs de DJ Mag lui accordent un bien lointain 78e rang...
Bonus :
- Les plus audacieux peuvent écouter les productions des DJ du top 100 de DJ Mag sur le site Track it down.
- J'ai été rapidement interviewé sur RTL en août 2012 sur le classement Forbes :
Test de popularité s'il en est, le classement annuel des 100 "meilleurs" DJ du magazine anglais DJ Mag offre une carte mondiale des DJ à l'heure où les réseaux sociaux sont rois pour faire les tendances. Créé en 1993, ce top "est devenu le sondage le plus respecté du genre dans le monde", nous explique Carl Loben de la rédaction de DJ Mag
Il n'est bien entendu pas vraiment question de connaître les meilleurs, mais plutôt de mesurer leur influence 2.0. Et au titre de la popularité, les Hollandais Armin Van Buuren et Tiestö, qui prend la 2e place du classement 2012, ont fait leurs preuves depuis longtemps.
Le nouveau top révélé dans la soirée du 19 octobre n'est donc pas une surprise. Notre David Guetta national y tombe à la 4e place, entouré du Suédois Avicii et du Canadien Deadmau5.
L'electronic dance music (EDM), sorte de dance 80's remise au goût du jour par des américains avides de dollars, règne donc en maître.
Et tant qu'à parler dollars, il est amusant de comparer ce classement à celui publié par Forbes en août dernier des DJ les mieux payés : Tiestö est 1er (22 millions), David Guetta 4e (13,5 millions), Deadmau5 6e (11,5 millions) et Avicii 10e (7 millions).
Les comparaisons se poursuivent avec Skrillex (10e chez DJ Mag, 2e pour Forbes), Sweedish House Mafia (11e chez DJ Mag, 3e pour Forbes), Steve Aoki (15e chez DJ Mag, 5e pour Forbes) ou Afrojack (9e dans les 2 cas).
Ce lien entre les deux classements relativise la futilité du top 100 de DJ Mag. En effet, ce dernier n'apparaît ainsi plus comme une sorte de concours en ligne, mais comme un moyen de monétiser sa popularité.
Les DJ ont ainsi tout intérêt à être le plus haut dans ce classement pour pouvoir demander des cachets plus élevés et multiplier leurs dates.
Une bonne nouvelle pour les Français qui apparaissent dans le top du magazine. Quoique les Daft Punk profiteront-ils de leur 44e place ? leur présence étant déjà assez étrange... "Ils resteront éternellement populaires et je pense que certains votants choisissent leur concert favori, même s'ils n'ont pas vu le groupe depuis des années", explique Carl Loben.
Les Daft devancent Martin Solveig 48e, Madeon 54e, le Franco-suisse Quentin Mosimann 74e et Bob Sinclar 94e. Justice ayant échoué de justesse à la 101e place !
Bref que du beau monde. Certains préféreront toutefois sans doute le classement de Resident Advisor qui plaçait l'an passé Richie Hawtin à la 3e place quand les lecteurs de DJ Mag lui accordent un bien lointain 78e rang...
Bonus :
- Les plus audacieux peuvent écouter les productions des DJ du top 100 de DJ Mag sur le site Track it down.
- J'ai été rapidement interviewé sur RTL en août 2012 sur le classement Forbes :
13 oct. 2012
D'Julz : "Le métier de DJ est à l'image de la société : l'apparence prime sur tout"
Le DJ français livre sa vision de la scène électronique actuelle et craint pour son avenir...
D'Julz a fêté cet été au Rex Club ses 20 ans de carrière, lui qui détient le record de la plus longue résidence dans le club parisien avec ses fameuses soirées Bass Culture. Des raves au début des années 1990 à la clôture du DC10 à Ibiza il y a quelques jours, il a écumé les clubs et produit plusieurs titres à retenir. Fort de cette expérience, il porte un regard critique sur les mutations de la scène électro et tente d'entrevoir l'avenir.
Quelle est ta vision du métier de DJ aujourd'hui ?
Le métier de DJ est vraiment à l'image de la société : l'apparence et la communication prime sur tout. La visibilité est souvent plus importante que le contenu. Dans le monde du DJing, le marketing est roi, notamment avec l'electronic dance music (EDM) aux Etats-Unis. Les Américains se sont rendus compte qu'il y avait un truc à faire avec cette musique, ils l'ont donc récupéré à coup de millions en relations publiques et en marketing.
Cela donne une espèce de dance qui reprend toutes les formules qui ont fait leurs preuves en termes d'efficacité depuis 25 ans de musique électronique. C'est complètement étudié et superficiel et ça touche un public plus vaste. Je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne chose.
Comment penses-tu que la situation peut évoluer ?
Il y a deux possibilités, soit cela va faire découvrir la techno au sens large à une nouvelle population, et, dans le lot, 5 ou 10 % des gens vont essayer de découvrir autre chose, d'affiner leur oreille. Si c'est le cas, c'est tout bénéf'. Soit, comme pour le disco avec le mouvement "disco sucks", tout est devenu disco et cela a créé une overdose et un rejet en masse de cette musique, même du disco underground. Est-ce qu'on est à l'aube de quelque chose comme ça ?
Aux Etats-Unis tout le monde se met à cette musique et cela peut conduire à un ras-le-bol général qui va faire du tort à la scène underground. Aujourd'hui, tout le monde est DJ, même Paris Hilton, ça me fait peur. Et avec Internet, cela peut aller beaucoup plus vite que pour le disco.
Ces évolutions changent-elles le métier de DJ ?
Pour moi, un DJ c'est un mec que l'on voit très peu dans la boîte, qui n'est pas sur une scène. Il est là pour passer la meilleure musique et mettre la meilleure ambiance possible, que ce soit avant-gardiste ou commercial. La star c'est le public, c'est ce que j'ai compris à New York et dans les raves.
Il y a actuellement une stratification du DJ, les gens vont les voir comme des groupes de rock pour entendre leurs morceaux et ne dansent pas, ils prennent des photos. C'est très éloigné de ce que je fais et qui risque d'être perdu à tout jamais car cette tendance touche même l'underground.
Est-ce la faute d'Internet ?
Le côté superficiel d'Internet est un passage obligé. On utilise tous Facebook. L'intérêt d'Internet est de permettre à ceux qui veulent se faire une culture de pouvoir le faire et d'avoir accès aux soirées. Il y a toute une génération de gamins de 18 ans qui sortent aujourd'hui et qui ont une grande culture, ils connaissent les vieux morceaux que je joue, ils sont à l'affut de ça, de cette connaissance. Grâce à des sites comme Discogs ou Soundcloud, ils ont accès à des mixs, des disques, etc. Ma culture de 20 ans, on peu se la faire un mois. Ca c'est le bon côté des choses. Il y a les deux aspects, c'est très difficile de dire où ça va aller.
Bonus :
- Un podcast de D'Julz pour la série Electronic Groove issu d'un mix de mai 2012 à la Doc Martin's party LA Sublevel :
D'Julz a fêté cet été au Rex Club ses 20 ans de carrière, lui qui détient le record de la plus longue résidence dans le club parisien avec ses fameuses soirées Bass Culture. Des raves au début des années 1990 à la clôture du DC10 à Ibiza il y a quelques jours, il a écumé les clubs et produit plusieurs titres à retenir. Fort de cette expérience, il porte un regard critique sur les mutations de la scène électro et tente d'entrevoir l'avenir.
Quelle est ta vision du métier de DJ aujourd'hui ?
Le métier de DJ est vraiment à l'image de la société : l'apparence et la communication prime sur tout. La visibilité est souvent plus importante que le contenu. Dans le monde du DJing, le marketing est roi, notamment avec l'electronic dance music (EDM) aux Etats-Unis. Les Américains se sont rendus compte qu'il y avait un truc à faire avec cette musique, ils l'ont donc récupéré à coup de millions en relations publiques et en marketing.
Cela donne une espèce de dance qui reprend toutes les formules qui ont fait leurs preuves en termes d'efficacité depuis 25 ans de musique électronique. C'est complètement étudié et superficiel et ça touche un public plus vaste. Je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne chose.
Comment penses-tu que la situation peut évoluer ?
Il y a deux possibilités, soit cela va faire découvrir la techno au sens large à une nouvelle population, et, dans le lot, 5 ou 10 % des gens vont essayer de découvrir autre chose, d'affiner leur oreille. Si c'est le cas, c'est tout bénéf'. Soit, comme pour le disco avec le mouvement "disco sucks", tout est devenu disco et cela a créé une overdose et un rejet en masse de cette musique, même du disco underground. Est-ce qu'on est à l'aube de quelque chose comme ça ?
Aux Etats-Unis tout le monde se met à cette musique et cela peut conduire à un ras-le-bol général qui va faire du tort à la scène underground. Aujourd'hui, tout le monde est DJ, même Paris Hilton, ça me fait peur. Et avec Internet, cela peut aller beaucoup plus vite que pour le disco.
Ces évolutions changent-elles le métier de DJ ?
Pour moi, un DJ c'est un mec que l'on voit très peu dans la boîte, qui n'est pas sur une scène. Il est là pour passer la meilleure musique et mettre la meilleure ambiance possible, que ce soit avant-gardiste ou commercial. La star c'est le public, c'est ce que j'ai compris à New York et dans les raves.
Il y a actuellement une stratification du DJ, les gens vont les voir comme des groupes de rock pour entendre leurs morceaux et ne dansent pas, ils prennent des photos. C'est très éloigné de ce que je fais et qui risque d'être perdu à tout jamais car cette tendance touche même l'underground.
Est-ce la faute d'Internet ?
Le côté superficiel d'Internet est un passage obligé. On utilise tous Facebook. L'intérêt d'Internet est de permettre à ceux qui veulent se faire une culture de pouvoir le faire et d'avoir accès aux soirées. Il y a toute une génération de gamins de 18 ans qui sortent aujourd'hui et qui ont une grande culture, ils connaissent les vieux morceaux que je joue, ils sont à l'affut de ça, de cette connaissance. Grâce à des sites comme Discogs ou Soundcloud, ils ont accès à des mixs, des disques, etc. Ma culture de 20 ans, on peu se la faire un mois. Ca c'est le bon côté des choses. Il y a les deux aspects, c'est très difficile de dire où ça va aller.
Bonus :
- Un podcast de D'Julz pour la série Electronic Groove issu d'un mix de mai 2012 à la Doc Martin's party LA Sublevel :
30 sept. 2012
Le documentaire Scratch Music programmé sur France Ô
Nous vous en avions parlé, il est désormais programmé. Le documentaire Scratch Music, naissance d'un art, réalisé par Jérôme Decol et Denis Ramos, passera le samedi 6 octobre à 18h45 et le mercredi 10 octobre à 9h05 sur France Ô.
Avec la participation de C2C, Scratch Bandits Crew, Netik, DJ Premier et Q-Bert...
Il sortira en principe ensuite en DVD.
Un nouveau teaser vient d'être mis en ligne pour vous convaincre de le regarder :
"SCRATCH MUSIC" Naissance d 'un art........ par jayricane
(désolé pour les quelques edits de ce post, mais les horaires de diffusion ont changé...)
Avec la participation de C2C, Scratch Bandits Crew, Netik, DJ Premier et Q-Bert...
Il sortira en principe ensuite en DVD.
Un nouveau teaser vient d'être mis en ligne pour vous convaincre de le regarder :
"SCRATCH MUSIC" Naissance d 'un art........ par jayricane
(désolé pour les quelques edits de ce post, mais les horaires de diffusion ont changé...)
Inscription à :
Articles (Atom)




Dimitri_Barclay.jpg)






