Le magazine sur la culture DJ vient de lancer son site Internet... enfin !
Starwax magazine a fêté à la fin de l'année 2012 son 6e anniversaire. Ce trimestriel gratuit, disponible également en anglais et tiré à plus de 25 000 exemplaires en français, est "fait par les DJ pour les DJ", observe Marcos (aka DJ Supa Cosh), son créateur.
Au travers d'interviews, d'informations sur le matériel, d'actualités sur le DJing et de chroniques de disques, ce journal offre un panorama large autour des platines, ce qui n'est pas pour nous déplaire. "Nous essayons d’avoir une représentativité des styles musicaux car nous
sommes distribués dans des lieux différents selon les villes, explique Marcos. Pour les
chroniques de disques par exemple, nous souhaitons révéler les bonnes
sorties, être représentatif de l’actu, des différents labels, origine
des artistes et styles musicaux. Nous n’avons pas de barrière."
"Les choix sont guidés par la passion. Nous parlons d’un artiste car nous l’aimons même si nous sommes aussi sollicités. Dans le magazine, il y a 50 % de texte et 50 % d’image, le second aspect est très important. Nous essayons d’avoir une approche créative dans le visuel pour essayer de nous démarquer", indique-t-il.
Outre dans de nombreuses boutiques et bars, le magazine est également disponible en format PDF en téléchargement, parfois augmenté de quelques pages... mais ce n'était jusqu'ici pas toujours facile de le trouver hormis sur leur page Facebook.
Ce ne sera désormais plus un problème avec leur site Internet ! Celui-ci contient également des news, des chroniques de disques, les archives, un agenda, etc.
Bonus :
- Marcos a été l'invité de l'émission de radio Amplitudes, le 10 novembre dernier. Vous pouvez réécouter le podcast ici.
11 févr. 2013
4 févr. 2013
Au programme du Mixmove 2013
Le salon du deejaying se tiendra du 17 au 19 mars 2013 à la porte de Versailles à Paris...
3 rendez-vous à retenir pour les DJ le dimanche 17 mars :
- de 13h à 14h, une conférence sur "comment gagner sa vie de DJ ou de producteur ?",
- de 14h à 16h, la Coupe de France de scratch DMC Numark pour savoir qui succèdera à DJ Topic,
- de 14h30 à 16h, une conférence sur la Charte du DJ dont nous avions parlé par ici...
Et sinon, comme d'habitude, du matériel, des démos, beaucoup de bruit et une entrée gratuite !
3 rendez-vous à retenir pour les DJ le dimanche 17 mars :
- de 13h à 14h, une conférence sur "comment gagner sa vie de DJ ou de producteur ?",
- de 14h à 16h, la Coupe de France de scratch DMC Numark pour savoir qui succèdera à DJ Topic,
- de 14h30 à 16h, une conférence sur la Charte du DJ dont nous avions parlé par ici...
Et sinon, comme d'habitude, du matériel, des démos, beaucoup de bruit et une entrée gratuite !
28 janv. 2013
Brodinski : "Tout le monde pense que c’est facile d’être DJ"
DJ de la génération Internet, Brodinski a vite rencontré le succès grâce à sa détermination à exercer ce métier...
Après avoir interviewé un certain nombre de vétérans du DJing français, il était temps d'apporter un peu de fraîcheur... avec un vrai passionné qui a fait ses premières armes du côté de Reims et qui après 5 années de carrière tourne partout dans le monde, multiplie les remixs et les maxis et a monté son label, Bromance. Si Brodinski a aujourd'hui 25 ans, il porte un regard affuté sur le milieu des DJ alors même qu'il n'a jamais acheté de vinyle ! Son seul guide : la passion.
Comment es-tu devenu DJ ?
Je n’ai jamais acheté de vinyles, je n’ai pas eu la chance d'aller dans un magasin de disques, d’avoir des tests pressing et de les jouer en club. Je suis vraiment de la génération de l'Internet qui donne un accès infini à la musique, c'est une bibliothèque dont toutes les portes sont ouvertes. En 4 ou 5 ans, avec 8 heures de recherche par jour, j'en ai appris autant qu’en 10 ans à acheter des vinyles.
Le côté DJ m’a toujours intéressé dans la musique. Mon message numéro un : je suis un DJ qui produit de la musique et pas un producteur qui fait le DJ. En effet, pour les producteurs aujourd'hui, être DJ est la seule façon de se faire de l’argent, car c'est beaucoup plus difficile de vendre de la musique. DJ est ce que j’avais envie de faire, je voulais faire un Suck my Deck et un Fabric et tourner toutes les semaines… j'y suis arrivé.
Comment vois-tu le boulot de DJ ?
C’est de rester ouvert et à l’affut. J’écoute environ 30 nouveaux morceaux par jour, je suis un boulimique, j'ai besoin de musique. J’ai mes petits rituels, je rentre chez moi et je télécharge les morceaux. Puis je les réécoute le lendemain pour voir ce que je peux jouer dans mes sets. Parfois je fais un petit voyage dans le temps et je vais m’intéresser par exemple à la musique de Detroit de 1991 à 1997. Je réécoute tout et je peux ajouter des classiques dans mes sets car j’ai envie de faire découvrir des choses aux gens.
Les termes, techno, house ou électro ne veulent rien dire pour moi. J'écoute de la musique électronique en général et je joue de tout : j’aime Justice et Robert Hood. Il faut rester ouvert, le boulot de DJ c’est de savoir jouer le bon morceau au bon endroit. Jouer un nouveau morceau pour moi est toujours un plaisir absolu.
Pourquoi avoir lancé ton label ?
La musique électronique est différente des autres musiques, c’est imprévisible. J’ai créé un label en 2012 - la chose à ne pas faire au niveau du business - qui a eu plein de retombées pour nous, alors que nous n’imaginions pas en avoir. Nous pensions juste investir de l'argent à perte pour se faire plaisir. Nous en avions marre des labels qui décidaient des dates de sorties, nous voulions choisir. Et aujourd’hui nous nous faisons plaisir en sortant par exemple un coffret vinyle. L’ampleur prise par le développement de Bromance, ses artistes et ma carrière a dépassé ce que j’aurais imaginé. Nous pouvons aujourd’hui remplir des salles de 1 000 ou 2 000 personnes partout en France, je n'aurais pas pu l'imaginer il y a un an.
Comment as-tu vu évoluer la scène DJ ?
Ce qui est bien est qu’aujourd’hui des gamins de 17 ans peuvent m’envoyer de la musique très bien produite. Ce qui l’est moins c’est que les gens ne font pas la différence entre quelqu’un qui sait faire le DJ et quelqu’un qui ne sait pas. Il y a des DJ qui font ça parce que c'est à la mode, mais je pense que ça existait déjà avant. C'est devenu beaucoup plus simple aujourd'hui, donc tout le monde pense que c’est facile d’être DJ. J’essaie de ne pas trop me poser la question. J’ai 25 ans et parfois je me sens vieux par rapport à la façon dont la musique évolue aujourd’hui.
Bonus :
- Un mix de Brodinski pour Le Mouv' :
(photo : Dimitri Barclay)
Après avoir interviewé un certain nombre de vétérans du DJing français, il était temps d'apporter un peu de fraîcheur... avec un vrai passionné qui a fait ses premières armes du côté de Reims et qui après 5 années de carrière tourne partout dans le monde, multiplie les remixs et les maxis et a monté son label, Bromance. Si Brodinski a aujourd'hui 25 ans, il porte un regard affuté sur le milieu des DJ alors même qu'il n'a jamais acheté de vinyle ! Son seul guide : la passion.
Comment es-tu devenu DJ ?
Je n’ai jamais acheté de vinyles, je n’ai pas eu la chance d'aller dans un magasin de disques, d’avoir des tests pressing et de les jouer en club. Je suis vraiment de la génération de l'Internet qui donne un accès infini à la musique, c'est une bibliothèque dont toutes les portes sont ouvertes. En 4 ou 5 ans, avec 8 heures de recherche par jour, j'en ai appris autant qu’en 10 ans à acheter des vinyles.
Le côté DJ m’a toujours intéressé dans la musique. Mon message numéro un : je suis un DJ qui produit de la musique et pas un producteur qui fait le DJ. En effet, pour les producteurs aujourd'hui, être DJ est la seule façon de se faire de l’argent, car c'est beaucoup plus difficile de vendre de la musique. DJ est ce que j’avais envie de faire, je voulais faire un Suck my Deck et un Fabric et tourner toutes les semaines… j'y suis arrivé.
Comment vois-tu le boulot de DJ ?
C’est de rester ouvert et à l’affut. J’écoute environ 30 nouveaux morceaux par jour, je suis un boulimique, j'ai besoin de musique. J’ai mes petits rituels, je rentre chez moi et je télécharge les morceaux. Puis je les réécoute le lendemain pour voir ce que je peux jouer dans mes sets. Parfois je fais un petit voyage dans le temps et je vais m’intéresser par exemple à la musique de Detroit de 1991 à 1997. Je réécoute tout et je peux ajouter des classiques dans mes sets car j’ai envie de faire découvrir des choses aux gens.
Les termes, techno, house ou électro ne veulent rien dire pour moi. J'écoute de la musique électronique en général et je joue de tout : j’aime Justice et Robert Hood. Il faut rester ouvert, le boulot de DJ c’est de savoir jouer le bon morceau au bon endroit. Jouer un nouveau morceau pour moi est toujours un plaisir absolu.
Pourquoi avoir lancé ton label ?
La musique électronique est différente des autres musiques, c’est imprévisible. J’ai créé un label en 2012 - la chose à ne pas faire au niveau du business - qui a eu plein de retombées pour nous, alors que nous n’imaginions pas en avoir. Nous pensions juste investir de l'argent à perte pour se faire plaisir. Nous en avions marre des labels qui décidaient des dates de sorties, nous voulions choisir. Et aujourd’hui nous nous faisons plaisir en sortant par exemple un coffret vinyle. L’ampleur prise par le développement de Bromance, ses artistes et ma carrière a dépassé ce que j’aurais imaginé. Nous pouvons aujourd’hui remplir des salles de 1 000 ou 2 000 personnes partout en France, je n'aurais pas pu l'imaginer il y a un an.
Comment as-tu vu évoluer la scène DJ ?
Ce qui est bien est qu’aujourd’hui des gamins de 17 ans peuvent m’envoyer de la musique très bien produite. Ce qui l’est moins c’est que les gens ne font pas la différence entre quelqu’un qui sait faire le DJ et quelqu’un qui ne sait pas. Il y a des DJ qui font ça parce que c'est à la mode, mais je pense que ça existait déjà avant. C'est devenu beaucoup plus simple aujourd'hui, donc tout le monde pense que c’est facile d’être DJ. J’essaie de ne pas trop me poser la question. J’ai 25 ans et parfois je me sens vieux par rapport à la façon dont la musique évolue aujourd’hui.
Bonus :
- Un mix de Brodinski pour Le Mouv' :
(photo : Dimitri Barclay)
22 janv. 2013
Hand Control, le retour du site en français sur le turntablism
Le site français sur le turntablism Hand Control a réouvert ses portes en octobre 2012. Mr Style, un des responsables du projet - et membre du groupe Pulpalicious -, nous raconte ce retour et ce que vous pouvez trouver à cette adresse très prisée, par le passé, du microcosme des DJ scratcheurs. (pour info, j'ai fait quelques interview pour ce site...)
Quelle est l'histoire de Hand Control ?
Hand Control a été pendant longtemps pour beaucoup de DJ un forum d'échanges, de partages et de rencontres. Il a été la relève du site de DJ Need de Birdy Nam Nam qui, auparavant, avait monté un forum très influent dans le milieu. Après sa fermeture, nous avons pris les choses en main avec SamSaScratch - ancien modérateur de need.com - et K$ afin de permettre aux DJ de pouvoir continuer de se retrouver autour d'une passion commune. C'était aussi les débuts de l'ère des forums, c'était en quelque sorte les premières plate formes communautaires.
Comment le site a évolué aujourd'hui ?
Avec l'évolution d'internet, il était inutile de continuer avec un forum. Avec Facebook, Twitter et compagnie, les internautes n'ont plus vraiment d'intérêt à se perdre dans un forum où alors quelques irréductibles, mais ça ne représente pas une majorité. L'intérêt n'est plus là. On le remarque bien à travers les statistiques du site. Le taux de fréquentation explose dès l'annonce de nouveaux articles sur les réseaux sociaux. Nous sommes nous-même étonnés parfois. Mais ça nous a permis aussi de nous rendre compte que les internautes avaient besoin d'un média d'une certaine qualité. Ce que nous nous efforçons de faire et travaillons pour le devenir.
Pourquoi un tel site ?
Par passion d'un mouvement qui tendait à disparaître auparavant et qui revient progressivement. Pour les activistes de la discipline, nous avons tous un rôle à jouer. Il y a des groupes comme C2C ou Birdy Nam Nam qui, mine de rien, font un véritable travail de reconnaissance de la pratique aux yeux d'un public "non averti" et nous, média, nous nous devons également d'être un véritable relai d'information aussi bien pour les avertis que pour les néophytes.
Que trouve-t-on sur Hand Control ?
Un peu de tout et de rien comme nous avons toujours fais. Mais je pense que cette fois, pour cette ultime version du site, les choses sont un peu plus structurées avec une petite équipe sympa derière. C'est un début. Le site tend à évoluer vers de belles choses. Nous essayons de faire participer les internautes et des artistes à son fonctionnement. Il y a des articles, des news, de la vidéo, de belles photos... Nous sommes aussi beaucoup à l'écoute des internautes et de leurs demandes. Notre but est d'être un véritable média où tout le monde y trouve son compte même les plus gros haters.
(Mise à jour 8/12/13 : le site a fermé ses portes environ un an après son ouverture...)
Quelle est l'histoire de Hand Control ?
Hand Control a été pendant longtemps pour beaucoup de DJ un forum d'échanges, de partages et de rencontres. Il a été la relève du site de DJ Need de Birdy Nam Nam qui, auparavant, avait monté un forum très influent dans le milieu. Après sa fermeture, nous avons pris les choses en main avec SamSaScratch - ancien modérateur de need.com - et K$ afin de permettre aux DJ de pouvoir continuer de se retrouver autour d'une passion commune. C'était aussi les débuts de l'ère des forums, c'était en quelque sorte les premières plate formes communautaires.
Comment le site a évolué aujourd'hui ?
Avec l'évolution d'internet, il était inutile de continuer avec un forum. Avec Facebook, Twitter et compagnie, les internautes n'ont plus vraiment d'intérêt à se perdre dans un forum où alors quelques irréductibles, mais ça ne représente pas une majorité. L'intérêt n'est plus là. On le remarque bien à travers les statistiques du site. Le taux de fréquentation explose dès l'annonce de nouveaux articles sur les réseaux sociaux. Nous sommes nous-même étonnés parfois. Mais ça nous a permis aussi de nous rendre compte que les internautes avaient besoin d'un média d'une certaine qualité. Ce que nous nous efforçons de faire et travaillons pour le devenir.

Pourquoi un tel site ?
Par passion d'un mouvement qui tendait à disparaître auparavant et qui revient progressivement. Pour les activistes de la discipline, nous avons tous un rôle à jouer. Il y a des groupes comme C2C ou Birdy Nam Nam qui, mine de rien, font un véritable travail de reconnaissance de la pratique aux yeux d'un public "non averti" et nous, média, nous nous devons également d'être un véritable relai d'information aussi bien pour les avertis que pour les néophytes.
Que trouve-t-on sur Hand Control ?
Un peu de tout et de rien comme nous avons toujours fais. Mais je pense que cette fois, pour cette ultime version du site, les choses sont un peu plus structurées avec une petite équipe sympa derière. C'est un début. Le site tend à évoluer vers de belles choses. Nous essayons de faire participer les internautes et des artistes à son fonctionnement. Il y a des articles, des news, de la vidéo, de belles photos... Nous sommes aussi beaucoup à l'écoute des internautes et de leurs demandes. Notre but est d'être un véritable média où tout le monde y trouve son compte même les plus gros haters.
(Mise à jour 8/12/13 : le site a fermé ses portes environ un an après son ouverture...)
14 janv. 2013
Les DJ, maîtres des raga
Lorsqu'ils mixent, les DJ tiendraient-ils compte, sans le savoir, des raga ? Cette question vient de surgir dans mon esprit en découvrant la signification de ce mot indien.
D'origine sanscrit, ce terme signifie la mélodie, il est très proche de "rang", la couleur, note l'auteure Mira Kamdar. "Un raga, c'est la couleur particulière d'une émotion musicale, une émotion qui ne peut être véritablement ressentie que si on l'écoute au moment où le cosmos s'y prête", explique-t-elle.
Les raga sont à la base de la musique indienne, ils sont au nombre de 6 et guident les musiciens selon la période de la journée, comme l'indique l'infographie ci-dessous qui demande un peu de temps pour être décryptée :
D'aucuns pensent que j'ai abusé de la pipe à opium. D'autres commencent à voir où je veux en venir.
Les musiciens indiens suivent donc ces principes pour adapter leur style selon s'ils jouent le matin, l'après-midi, au crépuscule, le soir, la nuit ou à l'aube. Chaque créneau appelant une émotion particulière.
De même, les DJ, en fonction de la période à laquelle ils jouent, début de soirée, peak time, after, etc. adaptent leur sélection et donnent une couleur différente à leur mix. S'il n'existe pas de règle établie pour les guider, ils sentent par eux-même quel morceau ira dans quelle ambiance...
Ils suivent donc eux aussi des sortes de raga, laissés à leur libre arbitre, lorsqu'ils recherchent les titres les plus adaptés à tel ou tel moment de la journée, en fonction des émotions qu'ils souhaitent transmettre et des réactions du public.
Tant qu'à délirer, autant aller jusqu'au bout :
(RIP Ravi Shankar)
D'origine sanscrit, ce terme signifie la mélodie, il est très proche de "rang", la couleur, note l'auteure Mira Kamdar. "Un raga, c'est la couleur particulière d'une émotion musicale, une émotion qui ne peut être véritablement ressentie que si on l'écoute au moment où le cosmos s'y prête", explique-t-elle.
Les raga sont à la base de la musique indienne, ils sont au nombre de 6 et guident les musiciens selon la période de la journée, comme l'indique l'infographie ci-dessous qui demande un peu de temps pour être décryptée :
D'aucuns pensent que j'ai abusé de la pipe à opium. D'autres commencent à voir où je veux en venir.
Les musiciens indiens suivent donc ces principes pour adapter leur style selon s'ils jouent le matin, l'après-midi, au crépuscule, le soir, la nuit ou à l'aube. Chaque créneau appelant une émotion particulière.
De même, les DJ, en fonction de la période à laquelle ils jouent, début de soirée, peak time, after, etc. adaptent leur sélection et donnent une couleur différente à leur mix. S'il n'existe pas de règle établie pour les guider, ils sentent par eux-même quel morceau ira dans quelle ambiance...
Ils suivent donc eux aussi des sortes de raga, laissés à leur libre arbitre, lorsqu'ils recherchent les titres les plus adaptés à tel ou tel moment de la journée, en fonction des émotions qu'ils souhaitent transmettre et des réactions du public.
Tant qu'à délirer, autant aller jusqu'au bout :
(RIP Ravi Shankar)
7 janv. 2013
Viré d'un club de Miami, DJ Shadow publie le mix en cause
L'histoire du Californien viré des platines a fait le tour du web, il a publié le 30 décembre 2012 le mix en question.
Le Mansion de Miami a sans doute eu une initiative malheureuse le 14 décembre dernier en invitant DJ Shadow a cesser son mix jugé "trop futuriste" !
L'info a été reprise sur de nombreux sites et sur les réseaux sociaux avec souvent des commentaires peu élogieux pour le club en question.
Après avoir reçu des excuses publiques du Mansion, le DJ publie sur Soundcloud le mix en question... agrémenté d'une petite intro revancharde. A l'écoute du set réalisé dans le cadre de la tournée organisée à l'occasion de son best of intitulé Reconstructed, rien d'étonnant, du pur Shadow entre électro et hip-hop avec quelques montées explosives.
De quoi laisser craindre que le Mansion ait booké un nom sans trop savoir de quelle musique il retournait... et bien qu'il reste dans le passé si ce set est trop futuriste pour eux !
Le Mansion de Miami a sans doute eu une initiative malheureuse le 14 décembre dernier en invitant DJ Shadow a cesser son mix jugé "trop futuriste" !
L'info a été reprise sur de nombreux sites et sur les réseaux sociaux avec souvent des commentaires peu élogieux pour le club en question.
Après avoir reçu des excuses publiques du Mansion, le DJ publie sur Soundcloud le mix en question... agrémenté d'une petite intro revancharde. A l'écoute du set réalisé dans le cadre de la tournée organisée à l'occasion de son best of intitulé Reconstructed, rien d'étonnant, du pur Shadow entre électro et hip-hop avec quelques montées explosives.
De quoi laisser craindre que le Mansion ait booké un nom sans trop savoir de quelle musique il retournait... et bien qu'il reste dans le passé si ce set est trop futuriste pour eux !
1 janv. 2013
La popularité des DJ selon les réseaux sociaux
Afin de mesurer la popularité des DJ, voici quelques graphiques réalisés à partir des données disponibles sur Twitter et Facebook.
23 déc. 2012
DJ Fly donne un avant-goût de son premier album
Avec Les Pentes, le champion du monde DMC 2008 annonce son premier album en cours de finalisation...
DJ Fly a mis en ligne le 21 décembre pendant 24 heures en téléchargement sur sa page Soundcloud (en écoute dans le lecteur de ce blog) ce titre qui fait partie de la tracklist de son futur album. Le Lyonnais qui rôde son live depuis quelques temps va donc se lancer dans un long format en 2013.
Cet album retranscrira toutes ses influences musicales, il faut donc s'attendre à de la diversité... et à du scratch, bien sûr, "plus ou moins mis en avant sur chaque morceau", annonce-t-il.
Bonus :
- Visionnez le showcase de DJ Fly au championnat du monde IDA 2012 :
DJ Fly a mis en ligne le 21 décembre pendant 24 heures en téléchargement sur sa page Soundcloud (en écoute dans le lecteur de ce blog) ce titre qui fait partie de la tracklist de son futur album. Le Lyonnais qui rôde son live depuis quelques temps va donc se lancer dans un long format en 2013.
Cet album retranscrira toutes ses influences musicales, il faut donc s'attendre à de la diversité... et à du scratch, bien sûr, "plus ou moins mis en avant sur chaque morceau", annonce-t-il.
Bonus :
- Visionnez le showcase de DJ Fly au championnat du monde IDA 2012 :
11 déc. 2012
Dee Nasty revient aux sources pour son 7e album
Le DJ parisien a ressorti guitare et basse pour composer son nouvel album à la tonalité funk mais toujours fondamentalement rap...
"A chacun de mes albums, les gens me disent : "pas mal ta compilation", ils n'arrivent pas à se mettre en tête que je suis beatmaker et musicien, ils n'impriment pas que ce sont mes morceaux", explique Dee Nasty. Alors après avoir mélangé pendant plusieurs années samples et instruments, il a décidé de faire toutes les boucles lui-même à la guitare, la basse et au clavier. Et afin que le retour à l'époque de Paname City Rappin, son premier album en 1984 - et accessoirement premier album de rap français -, soit complet, il reprend aussi le micro sur quelques titres.
Le producteur restait sur une mauvaise expérience du fait de divers problèmes techniques avec System Dee, sorti en 2009. Un virus informatique lui avait notamment fait perdre plusieurs années de travail. Fâché contre les ordinateurs, il s'est remis sérieusement à la guitare et la basse sur lesquels il peut vivre son amour du funk. Un style qui donne la tonalité de son 7e album qui doit sortir en mars 2013 sur Celluloïd.
Enregistré chez lui, l'album contient tout de même des samples pour les rythmiques. Le DJ peut puiser dans son inépuisable et inestimable collection de vinyles pour trouver la bonne caisse claire ou la grosse caisse qui sonne juste. "Je ne fais plus comme avant des étages de sons, je préfère trouver le bon son plutôt qu'en ajouter plusieurs", remarque-t-il.
Outre lui et sa compagne, sous le pseudo FM, Dee Nasty a fait appel à des invités assez variés pour les voix. Manu Dibango, Rachid Taha, Dynamax et Afrika Bambaataa - une collaboration dont il rêvait - devraient apporter leurs différents styles. Quelques rappeurs français, "des gens proches dont [j']apprécie le travail", doivent aussi participer. Enfin, un titre entre DJ de la Zulu Nation est prévu avec Kozi et Suspect dans un esprit électro-funk.
"Chaque morceau est voué à être joué en soirée, observe le producteur parisien. Il y a toujours un lien entre DJ et musicien, c'est imbriqué à tel point que cela devient la même chose." Ce nouvel album pourrait même être joué sur scène.
"Il y a une évolution au fil de mes albums, j'espère que cela s'entend, remarque-t-il. J'essaie de ne pas refaire ce que j'ai déjà fait." Pour le titre de l'album aussi il fera différemment, arrivant au bout des jeux de mots avec son pseudo... ce sera donc 2013, "comme un millésime".
Bonus :
- Réécoutez la collection de remixs de Dee Nasty, The Secret Files II :
"A chacun de mes albums, les gens me disent : "pas mal ta compilation", ils n'arrivent pas à se mettre en tête que je suis beatmaker et musicien, ils n'impriment pas que ce sont mes morceaux", explique Dee Nasty. Alors après avoir mélangé pendant plusieurs années samples et instruments, il a décidé de faire toutes les boucles lui-même à la guitare, la basse et au clavier. Et afin que le retour à l'époque de Paname City Rappin, son premier album en 1984 - et accessoirement premier album de rap français -, soit complet, il reprend aussi le micro sur quelques titres.
Le producteur restait sur une mauvaise expérience du fait de divers problèmes techniques avec System Dee, sorti en 2009. Un virus informatique lui avait notamment fait perdre plusieurs années de travail. Fâché contre les ordinateurs, il s'est remis sérieusement à la guitare et la basse sur lesquels il peut vivre son amour du funk. Un style qui donne la tonalité de son 7e album qui doit sortir en mars 2013 sur Celluloïd.
Deenastyle (1994)
Enregistré chez lui, l'album contient tout de même des samples pour les rythmiques. Le DJ peut puiser dans son inépuisable et inestimable collection de vinyles pour trouver la bonne caisse claire ou la grosse caisse qui sonne juste. "Je ne fais plus comme avant des étages de sons, je préfère trouver le bon son plutôt qu'en ajouter plusieurs", remarque-t-il.
Outre lui et sa compagne, sous le pseudo FM, Dee Nasty a fait appel à des invités assez variés pour les voix. Manu Dibango, Rachid Taha, Dynamax et Afrika Bambaataa - une collaboration dont il rêvait - devraient apporter leurs différents styles. Quelques rappeurs français, "des gens proches dont [j']apprécie le travail", doivent aussi participer. Enfin, un titre entre DJ de la Zulu Nation est prévu avec Kozi et Suspect dans un esprit électro-funk.
Nastyness (2001)
"Chaque morceau est voué à être joué en soirée, observe le producteur parisien. Il y a toujours un lien entre DJ et musicien, c'est imbriqué à tel point que cela devient la même chose." Ce nouvel album pourrait même être joué sur scène.
"Il y a une évolution au fil de mes albums, j'espère que cela s'entend, remarque-t-il. J'essaie de ne pas refaire ce que j'ai déjà fait." Pour le titre de l'album aussi il fera différemment, arrivant au bout des jeux de mots avec son pseudo... ce sera donc 2013, "comme un millésime".
System Dee (2009)
Bonus :
- Réécoutez la collection de remixs de Dee Nasty, The Secret Files II :
26 nov. 2012
Antoine Clamaran : "L'avenir va être compliqué pour les DJ"
Avec plus de 30 ans de carrière, Antoine Clamaran porte un regard aiguisé sur l'évolution du DJing et son avenir qui sera "difficile"...
10 ans résident en province, 10 ans à Paris, 10 ans en indépendant en France et autour du monde, le DJ français a connu tous les modes de vie des DJ depuis ses débuts en 1982 au Whisky à Gogo. Outre les célèbres "Gay Tea Dance" du Palace, des résidences au Queen et aux Bains, Antoine Clamaran s'est fait connaître par ses productions et ses émissions de radio sur FG et Fun Radio notamment. Alors qu'il pousse actuellement son projet "Republic" avec 4 autres DJ français, il nous donne sa vision du métier.
Comment as-tu vu évoluer le milieu des DJ ces dernières années ?
Le milieu du DJing vient de subir deux phénomènes : la crise depuis 2 ans et le fait que le métier devient de plus en plus populaire, avec de plus en plus de DJ qui réussissent. Comme certains sont très connus, les patrons de club et les programmateurs de festival les font venir en priorité, au détriment des autres.
En l'espace de 6 ans, les choses ont complètement changé. Avant, c'étaient les DJ qui produisaient, maintenant, ce sont de jeunes musiciens qui deviennent DJ, c'est le cas d'Avicii par exemple. La technique est devenue plus accessible. S'il n'y avait encore actuellement toujours que des vinyles, certains DJ n'émergeraient pas.
De plus, aujourd'hui, le concept de "concert de DJ" se développe, alors qu'avant les DJ n'étaient là seulement que pour mettre l'ambiance. Une petite minorité du public fait attention à ce que le DJ fait, mais la grande majorité ne comprend pas. Les spectateurs viennent le voir pour les titres qu'il produit, pas pour son mix.
Et les DJ français ?
Nous avons une vraie richesse en termes de jeune génération en France même si certains manquent un peu de patience. La plupart des DJ qui ont explosé ont plus de 30 ans, ils sont très rarement plus jeunes… sauf quand ce sont des producteurs à l'origine. Avant, avec la vente de 3 000 ou 4 000 vinyles, on pouvait vivre sans un boulot à côté et donc avoir du temps pour travailler le mix, tourner et apprendre. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus difficile de démarrer même si l'émergence rapide de certains peut faire croire le contraire.
De plus, il existe des solidarités en termes de nationalité à l'étranger où chacun défend son poulain. Nous avons peut-être pêché en France en ne s'aidant pas les uns les autres. C'est pour cette raison que nous avons monté le projet "Republic" l'an dernier à Miami avec 4 autres DJ français : Gregori Klosman, Tristan Garner, Michaël Canitrot et Sébastien Benett. Nous nous connaissions et nous apprécions tous, nous avons donc décidé d'un projet commun, même si nous sommes différents.
Comment as-tu vu évoluer la musique électronique ces dernières années ?
Depuis 2 ou 3 ans, les Américains ont commencé à en jouer et ça a mis tout le monde d'accord. Ils se sont rendus compte qu'il y avait un marché, alors qu'il était inexistant auparavant aux Etats-Unis. Vers 2004 ou 2005, la polka s'y vendait plus que la musique électronique en chiffre d'affaires et en volume ! Cette musique avait plus d'importance en Europe, alors que bizarrement il y a de très grands DJ aux Etats-Unis... Il n'y avait que la Winter Music Conference de Miami, quelques événements à Los Angeles et les clubs de New York ou quelques uns à Boston, mais c'était compliqué car ils fermaient presque partout à 1 h du matin. Alors que maintenant Las Vegas est devenu le plus grand club du monde et il y a des festivals dans toutes les villes. Avant, des rappeurs n'auraient pas chanté sur de l'électro ! David Guetta a été un déclencheur de ce mouvement.
Comment vois-tu l'avenir ?
L'avenir va être compliqué pour les DJ, même si ceux qui travaillent et s'accrochent pourront y arriver. Il y a aujourd'hui beaucoup plus d'aspects à gérer dans une carrière comme l'image, et il faut un booker, un attaché de presse, etc. Si tu n'entres pas dans le moule, c'est difficile. Pourtant, je pense que les jeunes ne doivent pas calquer leur parcours sur celui de DJ existants, mais avoir leur identité, se démarquer, même si on a tous des modèles en termes techniques ou de show.
Les années 1990-2000 ont été celles des mannequins, les années 2000-2010 celles des DJ. Actuellement, la barre est très haut avec David Guetta, Tiësto, Armin Van Burenn ou Afrojack. La demande des gens va changer, celle des clubs change déjà, ils veulent sortir de leur dépendance aux DJ car certains ont fermé en raison de la surenchère des cachets, surtout dans les pays où il y a des gros problèmes économiques, comme en Grèce, ou politiques, comme dans les pays Arabes, même si d'autres scénarios sont possibles, comme aux Etas-Unis ou au Brésil.
Bonus :
- les mixs "All night Long" d'Antoine Clamaran sont en téléchargement gratuit sur son site (rubrique "Radio show").
10 ans résident en province, 10 ans à Paris, 10 ans en indépendant en France et autour du monde, le DJ français a connu tous les modes de vie des DJ depuis ses débuts en 1982 au Whisky à Gogo. Outre les célèbres "Gay Tea Dance" du Palace, des résidences au Queen et aux Bains, Antoine Clamaran s'est fait connaître par ses productions et ses émissions de radio sur FG et Fun Radio notamment. Alors qu'il pousse actuellement son projet "Republic" avec 4 autres DJ français, il nous donne sa vision du métier.
Comment as-tu vu évoluer le milieu des DJ ces dernières années ?
Le milieu du DJing vient de subir deux phénomènes : la crise depuis 2 ans et le fait que le métier devient de plus en plus populaire, avec de plus en plus de DJ qui réussissent. Comme certains sont très connus, les patrons de club et les programmateurs de festival les font venir en priorité, au détriment des autres.
En l'espace de 6 ans, les choses ont complètement changé. Avant, c'étaient les DJ qui produisaient, maintenant, ce sont de jeunes musiciens qui deviennent DJ, c'est le cas d'Avicii par exemple. La technique est devenue plus accessible. S'il n'y avait encore actuellement toujours que des vinyles, certains DJ n'émergeraient pas.
De plus, aujourd'hui, le concept de "concert de DJ" se développe, alors qu'avant les DJ n'étaient là seulement que pour mettre l'ambiance. Une petite minorité du public fait attention à ce que le DJ fait, mais la grande majorité ne comprend pas. Les spectateurs viennent le voir pour les titres qu'il produit, pas pour son mix.
Et les DJ français ?
Nous avons une vraie richesse en termes de jeune génération en France même si certains manquent un peu de patience. La plupart des DJ qui ont explosé ont plus de 30 ans, ils sont très rarement plus jeunes… sauf quand ce sont des producteurs à l'origine. Avant, avec la vente de 3 000 ou 4 000 vinyles, on pouvait vivre sans un boulot à côté et donc avoir du temps pour travailler le mix, tourner et apprendre. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus difficile de démarrer même si l'émergence rapide de certains peut faire croire le contraire.
De plus, il existe des solidarités en termes de nationalité à l'étranger où chacun défend son poulain. Nous avons peut-être pêché en France en ne s'aidant pas les uns les autres. C'est pour cette raison que nous avons monté le projet "Republic" l'an dernier à Miami avec 4 autres DJ français : Gregori Klosman, Tristan Garner, Michaël Canitrot et Sébastien Benett. Nous nous connaissions et nous apprécions tous, nous avons donc décidé d'un projet commun, même si nous sommes différents.
Comment as-tu vu évoluer la musique électronique ces dernières années ?
Depuis 2 ou 3 ans, les Américains ont commencé à en jouer et ça a mis tout le monde d'accord. Ils se sont rendus compte qu'il y avait un marché, alors qu'il était inexistant auparavant aux Etats-Unis. Vers 2004 ou 2005, la polka s'y vendait plus que la musique électronique en chiffre d'affaires et en volume ! Cette musique avait plus d'importance en Europe, alors que bizarrement il y a de très grands DJ aux Etats-Unis... Il n'y avait que la Winter Music Conference de Miami, quelques événements à Los Angeles et les clubs de New York ou quelques uns à Boston, mais c'était compliqué car ils fermaient presque partout à 1 h du matin. Alors que maintenant Las Vegas est devenu le plus grand club du monde et il y a des festivals dans toutes les villes. Avant, des rappeurs n'auraient pas chanté sur de l'électro ! David Guetta a été un déclencheur de ce mouvement.
Comment vois-tu l'avenir ?
L'avenir va être compliqué pour les DJ, même si ceux qui travaillent et s'accrochent pourront y arriver. Il y a aujourd'hui beaucoup plus d'aspects à gérer dans une carrière comme l'image, et il faut un booker, un attaché de presse, etc. Si tu n'entres pas dans le moule, c'est difficile. Pourtant, je pense que les jeunes ne doivent pas calquer leur parcours sur celui de DJ existants, mais avoir leur identité, se démarquer, même si on a tous des modèles en termes techniques ou de show.
Les années 1990-2000 ont été celles des mannequins, les années 2000-2010 celles des DJ. Actuellement, la barre est très haut avec David Guetta, Tiësto, Armin Van Burenn ou Afrojack. La demande des gens va changer, celle des clubs change déjà, ils veulent sortir de leur dépendance aux DJ car certains ont fermé en raison de la surenchère des cachets, surtout dans les pays où il y a des gros problèmes économiques, comme en Grèce, ou politiques, comme dans les pays Arabes, même si d'autres scénarios sont possibles, comme aux Etas-Unis ou au Brésil.
Bonus :
- les mixs "All night Long" d'Antoine Clamaran sont en téléchargement gratuit sur son site (rubrique "Radio show").
14 nov. 2012
Le blog DJ TechTools explique aux DJ comment sortir de leur chambre
Avec les nouvelles technologies, la musique et le mix sont devenus de plus en plus accessibles. Résultat : il y a de plus en plus de DJ sans qu'il y ait pour autant plus de places dans les clubs.
Le blog DJ TechTools consacre un intéressant post (en anglais) aux conseils utiles pour faire sortir les "bedroom DJ" de leur chambre.
Voici les 8 principaux problèmes relevés :
- Vous ne vous êtes pas identifié comme un DJ ;
- Vous ne pratiquez par régulièrement ;
- Vous ne suivez pas les événements dans lesquels vous espérez jouer un jour ;
- Vous avez peur du "non" ;
- Vous ne recherchez pas de retour de la part d'inconnus ;
- Vous cherchez des followers plutôt que des fans ;
- Vous n'organisez pas de soirées et ne produisez pas de musique ;
- Vous pensez au DJing comme un hobby.
Ces critiques sont assorties de suggestions pratiques adaptées au fonctionnement actuel des réseaux sociaux.
Et cet article vous permettra peut-être, comme moi, de découvrir ce blog qui propose de nombreuses ressources et tutoriaux pour les DJ.
Le blog DJ TechTools consacre un intéressant post (en anglais) aux conseils utiles pour faire sortir les "bedroom DJ" de leur chambre.
Voici les 8 principaux problèmes relevés :
- Vous ne vous êtes pas identifié comme un DJ ;
- Vous ne pratiquez par régulièrement ;
- Vous ne suivez pas les événements dans lesquels vous espérez jouer un jour ;
- Vous avez peur du "non" ;
- Vous ne recherchez pas de retour de la part d'inconnus ;
- Vous cherchez des followers plutôt que des fans ;
- Vous n'organisez pas de soirées et ne produisez pas de musique ;
- Vous pensez au DJing comme un hobby.
Ces critiques sont assorties de suggestions pratiques adaptées au fonctionnement actuel des réseaux sociaux.
Et cet article vous permettra peut-être, comme moi, de découvrir ce blog qui propose de nombreuses ressources et tutoriaux pour les DJ.
29 oct. 2012
Broken Drop mélange beatmaking et scratch sur un premier maxi
Jean du Voyage et Kraps allient leurs connaissances du beatmaking et du scratch sur le Patience EP au goût abstract hip-hop...
Alors que la scratch music se démocratise, les groupes prenant le pas de Birdy Nam Nam, C2C, Scratch Bandits Crew ou Pulpalicious sont encore peu nombreux. Des beats qui claquent patiemment, des guitares séduisantes, des mélodies tranquilles. Ce sont quelques uns des éléments du premier maxi 8 titres de Broken Drop, sorti le 22 octobre 2012 sur BlackElk Recordings et disponible à prix libre sur Bandcamp.
Jean du Voyage, moitié du groupe, avait fait parler de lui dans les compétitions de DJing et au travers de ses "Routines du dimanche" qui montraient déjà un fort attrait pour la musicalité dans des exercices en principe plutôt techniques. Kraps a aussi fréquenté les compétitions de scratch tout en développant son goût pour la production.
"Cet EP a été réalisé sur une période de 8 mois, on a souhaité faire un premier opus qui reflétait nos différentes influences tout en gardant un fil conducteur pour ne pas trop se perdre, explique Jean. Chaque morceau a été réalisé d’une façon singulière on ne s’est pas limité à une seule façon de faire, laissant champ libre à notre créativité."
C'est ainsi que si la base est plutôt abstract hip-hop, les 2 DJ de La Rochelle évoluent aussi dans l'électronica, dévient dans la bass music et savent parfois accélérer le rythme... tout en restant cohérent.
"Souvent on part d’une idée que va compléter l’autre, ça peut être un sample ou une rythmique puis on laisse chacun développer ses idées pour finaliser les morceaux. C’est vraiment agréable de pouvoir se compléter musicalement, on explore plus de choses."
Si les platines sont assez discrètes dans l'ensemble, le côté scratch music apparaît tout de même régulièrement. La recette : "L’essentiel était de garder un bon équilibre pour que les scratchs apportent de l’énergie aux morceaux sans que cela soit trop chargé, rapporte Jean du Voyage. Sur Sab’ah, la banque de son a été réalisée en même temps que l’instru, on souhaitait un morceau bien digital où la platine soit mis en avant pour jouer les synthés ainsi que les voix à la fin."
Broken Drop a aussi fait appel à Léo au violon sur Reverside et Djéla, une chanteuse nantaise, sur Lovely Fight. Sur scène, le groupe apporte machines et platines et s'oriente un peu plus vers la bass music. "L’objectif, c’est de faire des dates pour jouer notre set et de faire découvrir notre EP à un maximum de gens."
L'avenir, pour Jean du Voyage, c'est un premier maxi en solo qui sortira en janvier sur le label BlackElk Recordings. S'il va mettre la compétition de côté, il va recommencer à faire des routines pour les internautes dès que ses projets lui laisseront plus de temps.
Bonus :
- Vous pouvez retrouver quelques morceaux du maxi de Broken Drop dans la radio du blog.
- Une des "Routines du dimanche" de Jean du Voyage :
Alors que la scratch music se démocratise, les groupes prenant le pas de Birdy Nam Nam, C2C, Scratch Bandits Crew ou Pulpalicious sont encore peu nombreux. Des beats qui claquent patiemment, des guitares séduisantes, des mélodies tranquilles. Ce sont quelques uns des éléments du premier maxi 8 titres de Broken Drop, sorti le 22 octobre 2012 sur BlackElk Recordings et disponible à prix libre sur Bandcamp.
Jean du Voyage, moitié du groupe, avait fait parler de lui dans les compétitions de DJing et au travers de ses "Routines du dimanche" qui montraient déjà un fort attrait pour la musicalité dans des exercices en principe plutôt techniques. Kraps a aussi fréquenté les compétitions de scratch tout en développant son goût pour la production.
"Cet EP a été réalisé sur une période de 8 mois, on a souhaité faire un premier opus qui reflétait nos différentes influences tout en gardant un fil conducteur pour ne pas trop se perdre, explique Jean. Chaque morceau a été réalisé d’une façon singulière on ne s’est pas limité à une seule façon de faire, laissant champ libre à notre créativité."
C'est ainsi que si la base est plutôt abstract hip-hop, les 2 DJ de La Rochelle évoluent aussi dans l'électronica, dévient dans la bass music et savent parfois accélérer le rythme... tout en restant cohérent.
"Souvent on part d’une idée que va compléter l’autre, ça peut être un sample ou une rythmique puis on laisse chacun développer ses idées pour finaliser les morceaux. C’est vraiment agréable de pouvoir se compléter musicalement, on explore plus de choses."
Si les platines sont assez discrètes dans l'ensemble, le côté scratch music apparaît tout de même régulièrement. La recette : "L’essentiel était de garder un bon équilibre pour que les scratchs apportent de l’énergie aux morceaux sans que cela soit trop chargé, rapporte Jean du Voyage. Sur Sab’ah, la banque de son a été réalisée en même temps que l’instru, on souhaitait un morceau bien digital où la platine soit mis en avant pour jouer les synthés ainsi que les voix à la fin."
Broken Drop a aussi fait appel à Léo au violon sur Reverside et Djéla, une chanteuse nantaise, sur Lovely Fight. Sur scène, le groupe apporte machines et platines et s'oriente un peu plus vers la bass music. "L’objectif, c’est de faire des dates pour jouer notre set et de faire découvrir notre EP à un maximum de gens."
L'avenir, pour Jean du Voyage, c'est un premier maxi en solo qui sortira en janvier sur le label BlackElk Recordings. S'il va mettre la compétition de côté, il va recommencer à faire des routines pour les internautes dès que ses projets lui laisseront plus de temps.
Bonus :
- Vous pouvez retrouver quelques morceaux du maxi de Broken Drop dans la radio du blog.
- Une des "Routines du dimanche" de Jean du Voyage :
22 oct. 2012
Armin Van Buuren détrône David Guetta du top 100 de DJ Mag
Après avoir laissé un an sa place au Français, le DJ hollandais redevient numéro 1, un rang qu'il a déjà occupé 4 années...
Test de popularité s'il en est, le classement annuel des 100 "meilleurs" DJ du magazine anglais DJ Mag offre une carte mondiale des DJ à l'heure où les réseaux sociaux sont rois pour faire les tendances. Créé en 1993, ce top "est devenu le sondage le plus respecté du genre dans le monde", nous explique Carl Loben de la rédaction de DJ Mag
Il n'est bien entendu pas vraiment question de connaître les meilleurs, mais plutôt de mesurer leur influence 2.0. Et au titre de la popularité, les Hollandais Armin Van Buuren et Tiestö, qui prend la 2e place du classement 2012, ont fait leurs preuves depuis longtemps.
Le nouveau top révélé dans la soirée du 19 octobre n'est donc pas une surprise. Notre David Guetta national y tombe à la 4e place, entouré du Suédois Avicii et du Canadien Deadmau5.
L'electronic dance music (EDM), sorte de dance 80's remise au goût du jour par des américains avides de dollars, règne donc en maître.
Et tant qu'à parler dollars, il est amusant de comparer ce classement à celui publié par Forbes en août dernier des DJ les mieux payés : Tiestö est 1er (22 millions), David Guetta 4e (13,5 millions), Deadmau5 6e (11,5 millions) et Avicii 10e (7 millions).
Les comparaisons se poursuivent avec Skrillex (10e chez DJ Mag, 2e pour Forbes), Sweedish House Mafia (11e chez DJ Mag, 3e pour Forbes), Steve Aoki (15e chez DJ Mag, 5e pour Forbes) ou Afrojack (9e dans les 2 cas).
Ce lien entre les deux classements relativise la futilité du top 100 de DJ Mag. En effet, ce dernier n'apparaît ainsi plus comme une sorte de concours en ligne, mais comme un moyen de monétiser sa popularité.
Les DJ ont ainsi tout intérêt à être le plus haut dans ce classement pour pouvoir demander des cachets plus élevés et multiplier leurs dates.
Une bonne nouvelle pour les Français qui apparaissent dans le top du magazine. Quoique les Daft Punk profiteront-ils de leur 44e place ? leur présence étant déjà assez étrange... "Ils resteront éternellement populaires et je pense que certains votants choisissent leur concert favori, même s'ils n'ont pas vu le groupe depuis des années", explique Carl Loben.
Les Daft devancent Martin Solveig 48e, Madeon 54e, le Franco-suisse Quentin Mosimann 74e et Bob Sinclar 94e. Justice ayant échoué de justesse à la 101e place !
Bref que du beau monde. Certains préféreront toutefois sans doute le classement de Resident Advisor qui plaçait l'an passé Richie Hawtin à la 3e place quand les lecteurs de DJ Mag lui accordent un bien lointain 78e rang...
Bonus :
- Les plus audacieux peuvent écouter les productions des DJ du top 100 de DJ Mag sur le site Track it down.
- J'ai été rapidement interviewé sur RTL en août 2012 sur le classement Forbes :
Test de popularité s'il en est, le classement annuel des 100 "meilleurs" DJ du magazine anglais DJ Mag offre une carte mondiale des DJ à l'heure où les réseaux sociaux sont rois pour faire les tendances. Créé en 1993, ce top "est devenu le sondage le plus respecté du genre dans le monde", nous explique Carl Loben de la rédaction de DJ Mag
Il n'est bien entendu pas vraiment question de connaître les meilleurs, mais plutôt de mesurer leur influence 2.0. Et au titre de la popularité, les Hollandais Armin Van Buuren et Tiestö, qui prend la 2e place du classement 2012, ont fait leurs preuves depuis longtemps.
Le nouveau top révélé dans la soirée du 19 octobre n'est donc pas une surprise. Notre David Guetta national y tombe à la 4e place, entouré du Suédois Avicii et du Canadien Deadmau5.
L'electronic dance music (EDM), sorte de dance 80's remise au goût du jour par des américains avides de dollars, règne donc en maître.
Et tant qu'à parler dollars, il est amusant de comparer ce classement à celui publié par Forbes en août dernier des DJ les mieux payés : Tiestö est 1er (22 millions), David Guetta 4e (13,5 millions), Deadmau5 6e (11,5 millions) et Avicii 10e (7 millions).
Les comparaisons se poursuivent avec Skrillex (10e chez DJ Mag, 2e pour Forbes), Sweedish House Mafia (11e chez DJ Mag, 3e pour Forbes), Steve Aoki (15e chez DJ Mag, 5e pour Forbes) ou Afrojack (9e dans les 2 cas).
Ce lien entre les deux classements relativise la futilité du top 100 de DJ Mag. En effet, ce dernier n'apparaît ainsi plus comme une sorte de concours en ligne, mais comme un moyen de monétiser sa popularité.
Les DJ ont ainsi tout intérêt à être le plus haut dans ce classement pour pouvoir demander des cachets plus élevés et multiplier leurs dates.
Une bonne nouvelle pour les Français qui apparaissent dans le top du magazine. Quoique les Daft Punk profiteront-ils de leur 44e place ? leur présence étant déjà assez étrange... "Ils resteront éternellement populaires et je pense que certains votants choisissent leur concert favori, même s'ils n'ont pas vu le groupe depuis des années", explique Carl Loben.
Les Daft devancent Martin Solveig 48e, Madeon 54e, le Franco-suisse Quentin Mosimann 74e et Bob Sinclar 94e. Justice ayant échoué de justesse à la 101e place !
Bref que du beau monde. Certains préféreront toutefois sans doute le classement de Resident Advisor qui plaçait l'an passé Richie Hawtin à la 3e place quand les lecteurs de DJ Mag lui accordent un bien lointain 78e rang...
Bonus :
- Les plus audacieux peuvent écouter les productions des DJ du top 100 de DJ Mag sur le site Track it down.
- J'ai été rapidement interviewé sur RTL en août 2012 sur le classement Forbes :
13 oct. 2012
D'Julz : "Le métier de DJ est à l'image de la société : l'apparence prime sur tout"
Le DJ français livre sa vision de la scène électronique actuelle et craint pour son avenir...
D'Julz a fêté cet été au Rex Club ses 20 ans de carrière, lui qui détient le record de la plus longue résidence dans le club parisien avec ses fameuses soirées Bass Culture. Des raves au début des années 1990 à la clôture du DC10 à Ibiza il y a quelques jours, il a écumé les clubs et produit plusieurs titres à retenir. Fort de cette expérience, il porte un regard critique sur les mutations de la scène électro et tente d'entrevoir l'avenir.
Quelle est ta vision du métier de DJ aujourd'hui ?
Le métier de DJ est vraiment à l'image de la société : l'apparence et la communication prime sur tout. La visibilité est souvent plus importante que le contenu. Dans le monde du DJing, le marketing est roi, notamment avec l'electronic dance music (EDM) aux Etats-Unis. Les Américains se sont rendus compte qu'il y avait un truc à faire avec cette musique, ils l'ont donc récupéré à coup de millions en relations publiques et en marketing.
Cela donne une espèce de dance qui reprend toutes les formules qui ont fait leurs preuves en termes d'efficacité depuis 25 ans de musique électronique. C'est complètement étudié et superficiel et ça touche un public plus vaste. Je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne chose.
Comment penses-tu que la situation peut évoluer ?
Il y a deux possibilités, soit cela va faire découvrir la techno au sens large à une nouvelle population, et, dans le lot, 5 ou 10 % des gens vont essayer de découvrir autre chose, d'affiner leur oreille. Si c'est le cas, c'est tout bénéf'. Soit, comme pour le disco avec le mouvement "disco sucks", tout est devenu disco et cela a créé une overdose et un rejet en masse de cette musique, même du disco underground. Est-ce qu'on est à l'aube de quelque chose comme ça ?
Aux Etats-Unis tout le monde se met à cette musique et cela peut conduire à un ras-le-bol général qui va faire du tort à la scène underground. Aujourd'hui, tout le monde est DJ, même Paris Hilton, ça me fait peur. Et avec Internet, cela peut aller beaucoup plus vite que pour le disco.
Ces évolutions changent-elles le métier de DJ ?
Pour moi, un DJ c'est un mec que l'on voit très peu dans la boîte, qui n'est pas sur une scène. Il est là pour passer la meilleure musique et mettre la meilleure ambiance possible, que ce soit avant-gardiste ou commercial. La star c'est le public, c'est ce que j'ai compris à New York et dans les raves.
Il y a actuellement une stratification du DJ, les gens vont les voir comme des groupes de rock pour entendre leurs morceaux et ne dansent pas, ils prennent des photos. C'est très éloigné de ce que je fais et qui risque d'être perdu à tout jamais car cette tendance touche même l'underground.
Est-ce la faute d'Internet ?
Le côté superficiel d'Internet est un passage obligé. On utilise tous Facebook. L'intérêt d'Internet est de permettre à ceux qui veulent se faire une culture de pouvoir le faire et d'avoir accès aux soirées. Il y a toute une génération de gamins de 18 ans qui sortent aujourd'hui et qui ont une grande culture, ils connaissent les vieux morceaux que je joue, ils sont à l'affut de ça, de cette connaissance. Grâce à des sites comme Discogs ou Soundcloud, ils ont accès à des mixs, des disques, etc. Ma culture de 20 ans, on peu se la faire un mois. Ca c'est le bon côté des choses. Il y a les deux aspects, c'est très difficile de dire où ça va aller.
Bonus :
- Un podcast de D'Julz pour la série Electronic Groove issu d'un mix de mai 2012 à la Doc Martin's party LA Sublevel :
D'Julz a fêté cet été au Rex Club ses 20 ans de carrière, lui qui détient le record de la plus longue résidence dans le club parisien avec ses fameuses soirées Bass Culture. Des raves au début des années 1990 à la clôture du DC10 à Ibiza il y a quelques jours, il a écumé les clubs et produit plusieurs titres à retenir. Fort de cette expérience, il porte un regard critique sur les mutations de la scène électro et tente d'entrevoir l'avenir.
Quelle est ta vision du métier de DJ aujourd'hui ?
Le métier de DJ est vraiment à l'image de la société : l'apparence et la communication prime sur tout. La visibilité est souvent plus importante que le contenu. Dans le monde du DJing, le marketing est roi, notamment avec l'electronic dance music (EDM) aux Etats-Unis. Les Américains se sont rendus compte qu'il y avait un truc à faire avec cette musique, ils l'ont donc récupéré à coup de millions en relations publiques et en marketing.
Cela donne une espèce de dance qui reprend toutes les formules qui ont fait leurs preuves en termes d'efficacité depuis 25 ans de musique électronique. C'est complètement étudié et superficiel et ça touche un public plus vaste. Je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne chose.
Comment penses-tu que la situation peut évoluer ?
Il y a deux possibilités, soit cela va faire découvrir la techno au sens large à une nouvelle population, et, dans le lot, 5 ou 10 % des gens vont essayer de découvrir autre chose, d'affiner leur oreille. Si c'est le cas, c'est tout bénéf'. Soit, comme pour le disco avec le mouvement "disco sucks", tout est devenu disco et cela a créé une overdose et un rejet en masse de cette musique, même du disco underground. Est-ce qu'on est à l'aube de quelque chose comme ça ?
Aux Etats-Unis tout le monde se met à cette musique et cela peut conduire à un ras-le-bol général qui va faire du tort à la scène underground. Aujourd'hui, tout le monde est DJ, même Paris Hilton, ça me fait peur. Et avec Internet, cela peut aller beaucoup plus vite que pour le disco.
Ces évolutions changent-elles le métier de DJ ?
Pour moi, un DJ c'est un mec que l'on voit très peu dans la boîte, qui n'est pas sur une scène. Il est là pour passer la meilleure musique et mettre la meilleure ambiance possible, que ce soit avant-gardiste ou commercial. La star c'est le public, c'est ce que j'ai compris à New York et dans les raves.
Il y a actuellement une stratification du DJ, les gens vont les voir comme des groupes de rock pour entendre leurs morceaux et ne dansent pas, ils prennent des photos. C'est très éloigné de ce que je fais et qui risque d'être perdu à tout jamais car cette tendance touche même l'underground.
Est-ce la faute d'Internet ?
Le côté superficiel d'Internet est un passage obligé. On utilise tous Facebook. L'intérêt d'Internet est de permettre à ceux qui veulent se faire une culture de pouvoir le faire et d'avoir accès aux soirées. Il y a toute une génération de gamins de 18 ans qui sortent aujourd'hui et qui ont une grande culture, ils connaissent les vieux morceaux que je joue, ils sont à l'affut de ça, de cette connaissance. Grâce à des sites comme Discogs ou Soundcloud, ils ont accès à des mixs, des disques, etc. Ma culture de 20 ans, on peu se la faire un mois. Ca c'est le bon côté des choses. Il y a les deux aspects, c'est très difficile de dire où ça va aller.
Bonus :
- Un podcast de D'Julz pour la série Electronic Groove issu d'un mix de mai 2012 à la Doc Martin's party LA Sublevel :
30 sept. 2012
Le documentaire Scratch Music programmé sur France Ô
Nous vous en avions parlé, il est désormais programmé. Le documentaire Scratch Music, naissance d'un art, réalisé par Jérôme Decol et Denis Ramos, passera le samedi 6 octobre à 18h45 et le mercredi 10 octobre à 9h05 sur France Ô.
Avec la participation de C2C, Scratch Bandits Crew, Netik, DJ Premier et Q-Bert...
Il sortira en principe ensuite en DVD.
Un nouveau teaser vient d'être mis en ligne pour vous convaincre de le regarder :
"SCRATCH MUSIC" Naissance d 'un art........ par jayricane
(désolé pour les quelques edits de ce post, mais les horaires de diffusion ont changé...)
Avec la participation de C2C, Scratch Bandits Crew, Netik, DJ Premier et Q-Bert...
Il sortira en principe ensuite en DVD.
Un nouveau teaser vient d'être mis en ligne pour vous convaincre de le regarder :
"SCRATCH MUSIC" Naissance d 'un art........ par jayricane
(désolé pour les quelques edits de ce post, mais les horaires de diffusion ont changé...)
20 sept. 2012
Technopol publie une charte du DJ pour défendre ce statut
L'association de défense de la musique électronique réclame que le DJ soit reconnu comme un artiste-interprète...
"Le DJ doit être ajouté à la liste des professions artistiques ouvrant droit à l’intermittence définies par le code du travail. Le DJ doit être accepté par l’Adami et la Spedidam comme ayant droit à part entière. Le mix est une œuvre à part entière." C'est ainsi que la charte, présentée par Technopol le 12 septembre 2012, proclame la reconnaissance de certains droits pour les DJ qui n'ont toujours pas de statut au niveau légal.
"Nouvelle ère" était le thème de la dernière Techno parade du 15 septembre 2012. Derrière ce mot d'ordre, l'association milite pour, qu'après avoir obtenu la reconnaissance de la scène électro, l'ensemble du milieu bénéficie de son développement.
"Le grand public pense que les acteurs de la musique électronique vivent bien de leur métier, mais ce n'est le cas que de quelques personnalités people, explique Tommy Vaudecrane, président de Technopol. La nouvelle ère doit permettre au plus grand nombre de s'en sortir : les jeunes professionnels, les petites structures"... et les DJ donc.
"Les DJ sont souvent payés à l'arrache, c'est le personnage oublié de l'histoire, poursuit-il. L'existence des DJ-producteurs masque le problème car ils sont inscrits à la Sacem et peuvent être intermittents. De plus, le statut d'autoentrepreneur ne leur est pas ouvert." D'où le besoin de faire reconnaître ces professionnels comme artiste-interprète.
Le préambule de la charte l'affirme ainsi :
"Le DJ qui performe régulièrement devant un
public, qui mixe des œuvres musicales est un artiste-interprète et doit
être défendu comme tel. Un DJ qui déplace les foules par son nom
uniquement et qui vend des places de concert, doit être reconnu comme un
artiste-interprète, à la condition qu'il déclare les œuvres qu'il a
mixées lors de sa performance. Ainsi, alors que le DJ nourrit par son
travail toute la chaîne musicale, il ne serait plus isolé de cette
dernière en étant apte à recevoir des droits d'interprétation."
C'est désormais aux pouvoirs publics de se saisir du travail de l'association pour faire évoluer le statut des DJ et permettre d'éviter qu'ils soient déclarés comme musicien ou pour des prestations techniques quand ils mixent.
Si vous êtes DJ et que vous défendez ce point de vue, vous pouvez signer la charte sur le site de Technopol.
4 sept. 2012
Fong Fong remporte le DMC online 2012
Le Français, aussi connu sous le pseudo de J-One, remporte le championnat DMC en ligne 2012...
Après plusieurs mois de compétition, le DMC a annoncé le 4 septembre 2012 le palmarès de la 2e édition de cette compétition, remportée en 2011 par l'Allemand Unkut.
"Je dois dire que le set de six minutes [de Fong Fong] est le plus intéressant musicalement que j'ai jamais vu et assez brillant techniquement", a commenté Tony Prince, créateur du DMC sur le blog de la compétition.
La routine qui a permis à Fong Fong de s'imposer :
Derrière Fong Fong, qui était 3e l'an passé, figurent les Anglais Asian Hawk, 3e du DMC UK 2012 en individuel, et Ritchie Ruftone, vainqueur dans son pays en individuel et en battle cette année et 2e online en 2011. Ce dernier représentera l'Angleterre dans ces 2 catégories lors de la finale mondiale DMC qui se déroulera les 27 et 28 septembre à Londres.
Les votes des juges n'ont pas confirmé les votes du public qui avait préféré le Portugais DJ Nucleo et le Chilien DJ B-Ese.
Dans la foulée des finales françaises, le 19 septembre 2012 au Rex Club, le Français sera également invité à Londres pour la finale mondiale, dont le programme est copieux :
Bonus :
- La réaction de Fong Fong récoltée le soir du DMC France, le 19 septembre 2012 :
"Je n'aimais pas trop le système de vote cette année, avec la participation du public qui permet à certains de tricher. Mais comme il y a aussi un choix du jury, j'ai tout misé là-dessus. La préparation du 6 minutes m'a demandé beaucoup de boulot. Quand je l'ai posté, je ne m'attendais toutefois pas à gagner. Il y a avait de sérieux concurrents, notamment les Anglais. Je pense que j'ai fini 1er grâce à la musicalité de ma routine et à l'utilisation de sons originaux."
Après plusieurs mois de compétition, le DMC a annoncé le 4 septembre 2012 le palmarès de la 2e édition de cette compétition, remportée en 2011 par l'Allemand Unkut.
"Je dois dire que le set de six minutes [de Fong Fong] est le plus intéressant musicalement que j'ai jamais vu et assez brillant techniquement", a commenté Tony Prince, créateur du DMC sur le blog de la compétition.
La routine qui a permis à Fong Fong de s'imposer :
Derrière Fong Fong, qui était 3e l'an passé, figurent les Anglais Asian Hawk, 3e du DMC UK 2012 en individuel, et Ritchie Ruftone, vainqueur dans son pays en individuel et en battle cette année et 2e online en 2011. Ce dernier représentera l'Angleterre dans ces 2 catégories lors de la finale mondiale DMC qui se déroulera les 27 et 28 septembre à Londres.
Les votes des juges n'ont pas confirmé les votes du public qui avait préféré le Portugais DJ Nucleo et le Chilien DJ B-Ese.
Dans la foulée des finales françaises, le 19 septembre 2012 au Rex Club, le Français sera également invité à Londres pour la finale mondiale, dont le programme est copieux :
Bonus :
- La réaction de Fong Fong récoltée le soir du DMC France, le 19 septembre 2012 :
"Je n'aimais pas trop le système de vote cette année, avec la participation du public qui permet à certains de tricher. Mais comme il y a aussi un choix du jury, j'ai tout misé là-dessus. La préparation du 6 minutes m'a demandé beaucoup de boulot. Quand je l'ai posté, je ne m'attendais toutefois pas à gagner. Il y a avait de sérieux concurrents, notamment les Anglais. Je pense que j'ai fini 1er grâce à la musicalité de ma routine et à l'utilisation de sons originaux."
26 août 2012
Bill Brewster et Frank Broughton continuent leur récit de l'histoire des DJ
Les auteurs anglais de Last Night a DJ Saved My Life - la bible de l'histoire des DJ -, sortent un livre d'interviews des légendes des platines...
Sobrement intitulé The Record Players (Virgin Books), cet ouvrage vient d'être publié en anglais. Les DJ interrogés "ont fait de la recherche et de la diffusion de la musique le centre de leur vie. Et dans leur quête de partage de grands disques avec leurs danseurs et auditeurs ont changé l'évolution de la musique populaire", indiquent Bill Brewster et Frank Broughton en introduction.
Depuis la sortie de leur ouvrage référence, ils ont fait vivre leur recherche et leur passion pour l'histoire des DJ au travers du site DJHistory.com qui donne accès à de nombreuses références musicales, littéraires, etc.
Il a aussi permis aux deux auteurs de publier de nombreuses interviews dont 46 sont aujourd'hui compilées dans The Record Players. Et le casting est de luxe avec Terry Noel, premier DJ à mixer des disques, Tom Moulton, inventeur du remix, les stars de l'époque disco new-yorkaise comme David Mancuso ou Nicky Siano, les pionniers du hip-hop, dont Kool Herc, Grandmixer DS.T ou Africa Bambaataa, et de Détroit, Juan Atkins, Derrick May et Jeff Mills.
Parmi les contemporains figurent des personnages aussi variés que Pete Tong, David Morales, Andrew Weatherall, DJ Shadow, Norman Cook/Fatboy Slim et même DJ Tiestö. Seul Français : François K, plus connu à New York qu'à Paris...
Les textes sont accompagnés de photos et de sélections de disques en lien avec l'interviewé, permettant de se replonger dans les différentes époques évoquées.
Un travail de mémoire toujours utile pour rappeler la riche histoire des DJ et réhabiliter certains oubliés.
Bonus :
- 62 pages de cet ouvrage sont en téléchargement gratuit sur le site DJHistory.com.
Sobrement intitulé The Record Players (Virgin Books), cet ouvrage vient d'être publié en anglais. Les DJ interrogés "ont fait de la recherche et de la diffusion de la musique le centre de leur vie. Et dans leur quête de partage de grands disques avec leurs danseurs et auditeurs ont changé l'évolution de la musique populaire", indiquent Bill Brewster et Frank Broughton en introduction.
Depuis la sortie de leur ouvrage référence, ils ont fait vivre leur recherche et leur passion pour l'histoire des DJ au travers du site DJHistory.com qui donne accès à de nombreuses références musicales, littéraires, etc.
Il a aussi permis aux deux auteurs de publier de nombreuses interviews dont 46 sont aujourd'hui compilées dans The Record Players. Et le casting est de luxe avec Terry Noel, premier DJ à mixer des disques, Tom Moulton, inventeur du remix, les stars de l'époque disco new-yorkaise comme David Mancuso ou Nicky Siano, les pionniers du hip-hop, dont Kool Herc, Grandmixer DS.T ou Africa Bambaataa, et de Détroit, Juan Atkins, Derrick May et Jeff Mills.
Parmi les contemporains figurent des personnages aussi variés que Pete Tong, David Morales, Andrew Weatherall, DJ Shadow, Norman Cook/Fatboy Slim et même DJ Tiestö. Seul Français : François K, plus connu à New York qu'à Paris...
Les textes sont accompagnés de photos et de sélections de disques en lien avec l'interviewé, permettant de se replonger dans les différentes époques évoquées.
Un travail de mémoire toujours utile pour rappeler la riche histoire des DJ et réhabiliter certains oubliés.
Bonus :
- 62 pages de cet ouvrage sont en téléchargement gratuit sur le site DJHistory.com.
17 août 2012
DJ Shadow, retour sur sa période MPC
Le Californien continue de recycler son stock de matériaux sonores dans un album d'inédits composés entre 1992 et 1996...
"J'aime publier à la suite d'un nouveau disque un projet d'archives de qualité, explique DJ Shadow sur son site Internet. Aussi longtemps que les anciens morceaux illustrent un contexte et ne font pas d'ombre aux nouveaux, je pense que c'est un exercice sain pour moi, qui me réétalonne quelle que soit la voie musicale devant moi. Je pense que c'est important de revisiter le passé pour déterminer la direction à prendre."
Avec cette ligne directrice, l'Américain s'est plusieurs fois penché sur son stock de musique... le fait que ses nouvelles productions ne soient pas toujours à la hauteur de ses anciennes compositions y est peut-être aussi pour quelque chose.
Après plusieurs sorties sous le nom The 4-track era en 2008 et 2009, il revient à sa période sampleur MPC avec Total Breakdown : Hidden Transmissions From The MPC Era, 1992-1996 et une certaine prodigalité puisque cet album compte 27 pistes.
Ces dernières nous replongent dans la période de l'acid jazz, et des fameuses compilations Headz de Mo'Wax qui regroupaient toute cette scène. Les caisses claires claquent et les grosses caisses résonnent, dans un style centré sur les rythmiques, avec des compositions assez dépouillées.
Au milieu de cet ensemble volumineux mais assez cohérent, quelques extraits se détachent comme ce Heavy Mood reposant sur le même sample qu'Illusions de Cypress Hill ou cette ébauche qui donnera le titre Giving Up The Rest sur The Private Press, second album de DJ Shadow (si l'on excepte Preemprive Strike qui était déjà un retour sur le passé).
Cet album contient aussi les instrumentaux d'un maxi qui n'a jamais vu le jour pour Gift Of Gab, dont Perilous Journey - un des meilleurs passages de ce volume - et le morceau qui deviendra Six Days quelques années plus tard.
Ce disque est au final plutôt agréable à l'écoute même s'il sonne souvent un peu daté. Les fans du Californien seront sans doute les plus ravis par cette sortie qui lui permettra de vendre quelques T-shirts et posters en plus des CD et vinyles proposés...
Bonus :
- Le titre Affections issu de ce nouvel album est en écoute dans la radio du blog.
- Pour l'occasion, DJ Shadow a exhumé une vidéo de 1995 de son studio... un peu en bordel :
- Et un autre bonus qui n'a rien à voir : vous trouverez dans la radio du blog 2 extraits de l'album de DJ Kentaro, Contrast (Ninja Tune), sorti début août. L'album du champion du monde DMC 2002 ne m'a pas tout à fait convaincu, mais les titres choisis, Crossfader avec Kid Koala (qui sort un nouveau disque) et D-Styles et Next Page (Dora) avec C2C (qui tourne toujours), sortent un peu du lot.
"J'aime publier à la suite d'un nouveau disque un projet d'archives de qualité, explique DJ Shadow sur son site Internet. Aussi longtemps que les anciens morceaux illustrent un contexte et ne font pas d'ombre aux nouveaux, je pense que c'est un exercice sain pour moi, qui me réétalonne quelle que soit la voie musicale devant moi. Je pense que c'est important de revisiter le passé pour déterminer la direction à prendre."
Avec cette ligne directrice, l'Américain s'est plusieurs fois penché sur son stock de musique... le fait que ses nouvelles productions ne soient pas toujours à la hauteur de ses anciennes compositions y est peut-être aussi pour quelque chose.
Après plusieurs sorties sous le nom The 4-track era en 2008 et 2009, il revient à sa période sampleur MPC avec Total Breakdown : Hidden Transmissions From The MPC Era, 1992-1996 et une certaine prodigalité puisque cet album compte 27 pistes.
Ces dernières nous replongent dans la période de l'acid jazz, et des fameuses compilations Headz de Mo'Wax qui regroupaient toute cette scène. Les caisses claires claquent et les grosses caisses résonnent, dans un style centré sur les rythmiques, avec des compositions assez dépouillées.
Au milieu de cet ensemble volumineux mais assez cohérent, quelques extraits se détachent comme ce Heavy Mood reposant sur le même sample qu'Illusions de Cypress Hill ou cette ébauche qui donnera le titre Giving Up The Rest sur The Private Press, second album de DJ Shadow (si l'on excepte Preemprive Strike qui était déjà un retour sur le passé).
Cet album contient aussi les instrumentaux d'un maxi qui n'a jamais vu le jour pour Gift Of Gab, dont Perilous Journey - un des meilleurs passages de ce volume - et le morceau qui deviendra Six Days quelques années plus tard.
Ce disque est au final plutôt agréable à l'écoute même s'il sonne souvent un peu daté. Les fans du Californien seront sans doute les plus ravis par cette sortie qui lui permettra de vendre quelques T-shirts et posters en plus des CD et vinyles proposés...
Bonus :
- Le titre Affections issu de ce nouvel album est en écoute dans la radio du blog.
- Pour l'occasion, DJ Shadow a exhumé une vidéo de 1995 de son studio... un peu en bordel :
- Et un autre bonus qui n'a rien à voir : vous trouverez dans la radio du blog 2 extraits de l'album de DJ Kentaro, Contrast (Ninja Tune), sorti début août. L'album du champion du monde DMC 2002 ne m'a pas tout à fait convaincu, mais les titres choisis, Crossfader avec Kid Koala (qui sort un nouveau disque) et D-Styles et Next Page (Dora) avec C2C (qui tourne toujours), sortent un peu du lot.
8 août 2012
Kid Koala, le blues du sampleur pour son 4e album
Avec 12 bit Blues (Ninja Tune), le Canadien revient à l'essence de la production hip-hop pour produire un album de blues à l'ancienne...
Kid Koala est sans doute le DJ qui a le plus exploré le concept de la composition de morceaux à partir des platines seules. Plus que l'art du sample, c'est l'art de sa manipulation du vinyle qu'il a poussé à son maximum avec 3 albums, Carpal Tunnel Syndrome, Some of My Best Friends are DJs, et Your Mom's Favorite DJ (tous chez Ninja Tune), entièrement réalisés grâce à sa dextérité en passe-passe et en scratch.
Nous l'avions laissé avec sa bande dessinée Space Cadet - accompagnée d'une bande son -, le revoilà pour 12 bit Blues, qui sort le 17 septembre 2012. S'il change de méthode de création, les platines restent toujours présentes, notamment pour jouer avec les voix rocailleuses du style qu'il a choisi de revisiter. "Quand tu suis les routes musicales à partir du rock, ou même du hip-hop, tu verras qu'elles viennent du blues. Cette musique est à l'origine de bien des choses que j'aime écouter", nous explique-t-il.
C'est muni de plusieurs sampleurs, dont le fameux SP 1200, qu'il a construit les morceaux de ce nouvel album à la texture poussiéreuse et au groove séduisant, sans doute son plus abouti depuis Carpal Tunnel Syndrome. La plupart des samples étant échantillonnés en 12 bit, le titre du disque était tout trouvé.
Avant son passage à Paris le 30 septembre 2012, nous lui avons posé quelques questions sur ce 12 bit Blues :
Y a-t-il une histoire entre toi et le sampleur SP 1200 ?
La plupart de mes mentors à la production, comme Mario C. des Beastie Boys et Dan The Automator m'avaient tous dit que j'aimerais utiliser cette machine. Mes albums préférés de rap, dont ceux de Public Ennemy, ont été produits avec un SP 1200. J'ai décidé de l'utiliser pour faire un album de blues. Il a un son rude bien à lui. C'est une technologie de sample assez primitive par rapport aux normes actuelles, mais il dépoussière les sons très correctement. J'aime quand les choses sonnent un peu cassées. J'ai fait des découpes sur le SP 1200, je n'ai pas utilisé un séquenceur, et j'ai joué chaque partie en temps réel.
Est-ce le secret du groove et de ce grain à l'ancienne de tes morceaux ?
Définitivement, ça remue un peu ici ou là, mais ça me semble très naturel. C'est un peu comme ces vieux disques de blues sur lesquels une personne joue de la guitare et tape simplement du pied plutôt que d'avoir un batteur. Cela fonctionne ensemble d'une manière ou d'une autre.
Il y a toujours un côté ludique dans ta musique. Lors de la tournée Space Cadet, il y avait même des jeux à l'entrée du concert. D'où cela vient ?
Je veux juste mettre au point et interpréter des concepts que je trouve divertissants et surprenants. Avec Space Cadet, il s'agissait de créer son propre planétarium. J'adorais aller dans les centres scientifiques quand j'étais enfant et j'ai de très bons souvenirs des séances de lecture de contes à la bibliothèques de l'école élémentaire. Cela me semblait logique de faire la tournée Space Cadet dans ce format. Cela collait au tempo et à l'esprit de la musique que je devais jouer de la bande originale de la bande dessinée.
Avec 12 bit blues, c'était le même challenge. Certains des morceaux du disque sont narratifs. J'ai pris des poupées et des danseurs pour cette tournée, cela va être excellent !
A côté de ce nouvel album, Kid Koala a une double actualité avec Dan The Automator, avec qui il a déjà travaillé à plusieurs reprises par le passé, sur l'excellent album concept Deltron 3030 et le déjanté Lovage, Music to Make Love to Your Old Lady By.
Le premier est Deltron 3030 Event II qui est en préparation depuis des années et désormais achevé. Les nouveaux morceaux ont été présentés lors de plusieurs concerts où ils étaient accompagnés d'un orchestre de 16 membres et d'un choeur. "C'est vraiment appréciable d'avoir des arrangements de cordes et des cuivres joués par un orchestre sur scène", estime-t-il.
L'autre projet est Pillowfight avec la chanteuse Emily Wells. "J'ai rencontré Emily dans un festival et nous avons joué ensemble. Je savais que Dan cherchait une chanteuse pour certains de ses morceaux et je pensais que son style pourrait convenir parfaitement", raconte le Canadien.
Bonus :
- La page de Kid Koala sur le site de Ninja Tune est aux couleurs du nouvel album, avec un titre à télécharger gratuitement (en écoute dans la radio de ce blog) et les dates de concert...
- Le clip du morceau 8 bit Blues (Chicago to LA to NY) réalisé par Kid Koala :
Kid Koala est sans doute le DJ qui a le plus exploré le concept de la composition de morceaux à partir des platines seules. Plus que l'art du sample, c'est l'art de sa manipulation du vinyle qu'il a poussé à son maximum avec 3 albums, Carpal Tunnel Syndrome, Some of My Best Friends are DJs, et Your Mom's Favorite DJ (tous chez Ninja Tune), entièrement réalisés grâce à sa dextérité en passe-passe et en scratch.
Nous l'avions laissé avec sa bande dessinée Space Cadet - accompagnée d'une bande son -, le revoilà pour 12 bit Blues, qui sort le 17 septembre 2012. S'il change de méthode de création, les platines restent toujours présentes, notamment pour jouer avec les voix rocailleuses du style qu'il a choisi de revisiter. "Quand tu suis les routes musicales à partir du rock, ou même du hip-hop, tu verras qu'elles viennent du blues. Cette musique est à l'origine de bien des choses que j'aime écouter", nous explique-t-il.
C'est muni de plusieurs sampleurs, dont le fameux SP 1200, qu'il a construit les morceaux de ce nouvel album à la texture poussiéreuse et au groove séduisant, sans doute son plus abouti depuis Carpal Tunnel Syndrome. La plupart des samples étant échantillonnés en 12 bit, le titre du disque était tout trouvé.
Avant son passage à Paris le 30 septembre 2012, nous lui avons posé quelques questions sur ce 12 bit Blues :
Y a-t-il une histoire entre toi et le sampleur SP 1200 ?
La plupart de mes mentors à la production, comme Mario C. des Beastie Boys et Dan The Automator m'avaient tous dit que j'aimerais utiliser cette machine. Mes albums préférés de rap, dont ceux de Public Ennemy, ont été produits avec un SP 1200. J'ai décidé de l'utiliser pour faire un album de blues. Il a un son rude bien à lui. C'est une technologie de sample assez primitive par rapport aux normes actuelles, mais il dépoussière les sons très correctement. J'aime quand les choses sonnent un peu cassées. J'ai fait des découpes sur le SP 1200, je n'ai pas utilisé un séquenceur, et j'ai joué chaque partie en temps réel.
Est-ce le secret du groove et de ce grain à l'ancienne de tes morceaux ?
Définitivement, ça remue un peu ici ou là, mais ça me semble très naturel. C'est un peu comme ces vieux disques de blues sur lesquels une personne joue de la guitare et tape simplement du pied plutôt que d'avoir un batteur. Cela fonctionne ensemble d'une manière ou d'une autre.
Il y a toujours un côté ludique dans ta musique. Lors de la tournée Space Cadet, il y avait même des jeux à l'entrée du concert. D'où cela vient ?
Je veux juste mettre au point et interpréter des concepts que je trouve divertissants et surprenants. Avec Space Cadet, il s'agissait de créer son propre planétarium. J'adorais aller dans les centres scientifiques quand j'étais enfant et j'ai de très bons souvenirs des séances de lecture de contes à la bibliothèques de l'école élémentaire. Cela me semblait logique de faire la tournée Space Cadet dans ce format. Cela collait au tempo et à l'esprit de la musique que je devais jouer de la bande originale de la bande dessinée.
Avec 12 bit blues, c'était le même challenge. Certains des morceaux du disque sont narratifs. J'ai pris des poupées et des danseurs pour cette tournée, cela va être excellent !
A côté de ce nouvel album, Kid Koala a une double actualité avec Dan The Automator, avec qui il a déjà travaillé à plusieurs reprises par le passé, sur l'excellent album concept Deltron 3030 et le déjanté Lovage, Music to Make Love to Your Old Lady By.
Le premier est Deltron 3030 Event II qui est en préparation depuis des années et désormais achevé. Les nouveaux morceaux ont été présentés lors de plusieurs concerts où ils étaient accompagnés d'un orchestre de 16 membres et d'un choeur. "C'est vraiment appréciable d'avoir des arrangements de cordes et des cuivres joués par un orchestre sur scène", estime-t-il.
L'autre projet est Pillowfight avec la chanteuse Emily Wells. "J'ai rencontré Emily dans un festival et nous avons joué ensemble. Je savais que Dan cherchait une chanteuse pour certains de ses morceaux et je pensais que son style pourrait convenir parfaitement", raconte le Canadien.
Bonus :
- La page de Kid Koala sur le site de Ninja Tune est aux couleurs du nouvel album, avec un titre à télécharger gratuitement (en écoute dans la radio de ce blog) et les dates de concert...
- Le clip du morceau 8 bit Blues (Chicago to LA to NY) réalisé par Kid Koala :
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